So just like that, His Eminence Ali Khamenei has also been assassinated.
Allah Yirhhamou.
The Armenians always think that they are the centre of the world (or rather, the mythological navel of Atlas, since at the same time, they are also firmly convinced that they carry the world on their shoulders… well, at least all the problems and heavy pain and burdens of the world…).
So then, it was Ayatollah Khamenei’s turn to fly away to Jannah. Inna lillahi wa inna ilayhi raji‘
Now, in their unique and typical navel-gazing, all Armenians are now asking themselves: omg, what a story! Vaaay Mamma-djaaan! What will happen now to Armenia as a result of this epic killing?
So, here are just a few preliminary observations.
We should go beyond the usual argument that Iran has ever been an obstacle to Turkish plans for Armenia, and that therefore its destruction – or that of its regime – would pave the way for the continuation and completion of those plans.
But it could be worse.
Armenia has recently moved much closer (as close as possible) to Washington. It is therefore a prime target for Iranian retaliation.
Not Azerbaijan, no, because of Turkey and the rest of NATO; Iran surely does not want to take on all these powerful players for the sake of an Ayatollah (there is never a shortage of those, among these people. The one who has just been eliminated will be replaced promptly).
Armenia is a much easier, more accessible and available target. Because, as always, no one will be moved to see it mistreated and unjustly brutalized once again.
It would also be appropriate to revise the dubious thesis of a supposedly significant difference between the Azerbaijanis of Azerbaijan and the Azerbaijanis of Iran. In all likelihood, this is not the case; it’s « six of one hijab and half a dozen of the other » and one of the most recent and blatant proofs of this is the fact that, during the last Artsakh war, not only did Iran not lift a finger, but the Armenian front was initially breached from the south of Artsakh (Hadrut was the first to fall), right on the border with Iran…
Furthermore, another slap in the face for Armenia, this time from its supposed ally Iran, would also be an opportunity for Russia to teach Armenia another post-2018 lesson. All the while taunting the West
But more specifically: ultimately, without Trump’s green light, the recent attack on Iran would not have taken place – an attack in which US military forces participated : ‘US is carrying out “major combat operations” in Iran,’ dixit textually Trump himself, during the attack.
Now, lo and behold, there is a magnificent freeway under construction in Armenia, bearing the glorious name of TRUMP. What a symbolic target for Iran! Especially since Iran did not want that Turkish-American road passing so close to its borders (too close for comfort…). So, BOOM! Bada-bada-bada-BOOM, even. In any case, the inhabitants of the Armenian villages near the aforementioned road would be well advised to put their bokhtchas on their shoulders and head north, come what may.
In short, Armenia is now a legitimate target for Iran.
inshAllah khéyr…
Haytoug Chamlian, a citizen of Lebanon, France and Canada, of Armenian ethnicity (Western Armenia and Cilicia))
28 February 2026
P.S. No everything is bad for everyone, in these developments. Pashinyan could now claim that. thanks to him and his close ties with Washington and Trump, Vartan Mamiguonian has finally been avenged. This would compensate for his responsibility in the loss of Artsakh… And in any case, in terms of national achievements, he will have surpassed the former leaders of his country. He has just overthrown Avarayr, through the Israelis and Americans. Wow… Quite an epic accomplishment indeed, as part of Operation ‘Epic Fury’ commanded by the President of the World Peace Council, of which the PM of Armenia is such a proud member.
This triumphalism could be acceptable, but it is somewhat paradoxical, considering that the same man is the current incarnation of the most crass Vassag-Sunism and, moreover, he wants to destroy the Armenian Church. All in all, the dude is an original. We must at least concede that much.
Alors Son Excellence Ali Khamanei aussi viens d’être assassiné, Allah Yirhhamou.
Les Arméniens étant toujours persuadés qu’ils sont le nombril du Monde (que dis-je, le nombril mythologique d’Atlas en fait, car en même temps, ils sont fermement convaincus qu’ils portent le Monde sur leurs épaules… enfin, du moins tous les problèmes et la lourde peine du monde…)
Alors ainsi, ce fut le tour de l’ Ayatollah Khamenei de s’envoler vers Jannah. « Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un » .
Alors, dans son nombrilisme unique et typique, tout Arménien se pose à présent la question : hou-là-làààà, mais quelle histoire ! Vaaay Mamma-djaaan ! Que va-il donc arriver maintenant à l’Arménie, en tant que conséquence de cette épique mise à mort ?
Alors, voici quelques observations préliminaires seulement.
Il conviendrait d’aller au-delà de la thèse habituelle selon laquelle l’Iran aurait jamais été un obstacle ou un facteur de dissuasion pour les plans des Turcs concernant l’Arménie, et qu’en conséquence, sa destruction – ou celle son régime de 47 ans – ouvrirait la voie à la continuation et au parachèvement de l’exécution de ces plans.
Mais cela peut être pire.
Depuis récemment, l’Arménie s’est rapprochée, beaucoup (le maximum possible), de Washington. Elle constitue donc une cible de choix pour des représailles iraniennes. Pas l’Azerbaïdjan, non, en raison de la Turquie et du reste de l’OTAN; l’Iran ne voulant sûrement pas se mettre tout ce beau monde sur le dos, pour un ayatollah (il n’y jamais de pénurie à cet égard, chez ces gens-là. Celui qui vient d’être volatilisé sera d’ailleurs remplacé promptement )
L’Arménie est une cible autrement plus facile, disponible. Car comme toujours, personne ne s’émouvra moindrement de la voir de nouveau malmenée, injustement brutalisée.
Il conviendrait aussi de réviser la fmeuse thèse d’une différence supposément importante entre les Azéris d’Azerbaïdjan et le Azéris de l’iran. Selon toute probabilité, il n’en est rien, c’est kufi-blanc et blanc-kufi, et l’une des preuves récentes et flagrante à cet égad est le fait que, que lors de la dernière guerre de l’Artsakh, non seulement l’iran n’a pas pas bougé son petit doigt, mais le front arménien a été initialement percé par le sud de l’Artsakh (C’est Hadrout qui est tombé en premier), soit à la frontière avec l’Iran…
Par ailleurs, une nouvelle baffe à l’Arménie, cette fois-ci par son supposé allié l’Iran, serait aussi une occasion pour la Russie de donner une nouvelle leçon post-2018 à l’Arménie. Tout en narguant l’Occident.
Mais encore plus spécifiquement : sans le feu vert de Trump, l’attaque récente contre l’Iran n’aurait pas eu lieu – une attaque à laquelle ont participé les forces militaires américaines (“US is carrying out ‘major combat operations’ in Iran”, dixit Trump lui-même, textuellement)
Or, tiens, il y a une superbe autostrade en construction, en Arménie, portant justement le glorieux nom de TRUMP. En voilà une cible symbolique de choix, pour l’Iran! D’autant plus que celui-ci n’en voulait pas, de cette route turco-américaine passant aussi proche de ses frontières (too close for comfort!, comme ils disent…) Alors, BOUM! bada-bada-bada-BOUM, même.
En tout cas, les habitants des bourgades arméniennes à proximité de la susdite Route seraient bien avisés de mettre leurs bokhtchas sur leur épaule, et de remonter un peu vers le nord, vaille que vaille.
Bref, L’Arménie est à présent une cible légitime pour l’Iran.
InshAllah khéyr…
Haytoug Chamlian (Un citoyen du Liban, de la France et du Canada, d’origine Arménienne (Arménie Occidentale et Cilicie).
28 Février 2026
P.S. Mais il n’y a pas que du mauvais pour tout le monde, dans ces événements. En effet, Pashinyan pourrait à présent clamer que grâce à lui, à son rapprochement intime avec Washington, Vartan Mamiguonian est enfin vengé. Cela compenserait donc pour sa responsabilité dans la perte de l’Artsakh… Et de toute manière, sur le plan des accomplissements nationaux, il n’aura plus rien à envier aux anciens dirigeants de son bled. Il vient de renverser Avarayr, en se servant des Israëliens et des Américains. Wow… Un tour de force décidément épique, dans le cadre de l’Opération “Furie Épique” commandée par le président du Conseil de la Paix, dans lequel siège si fièrement le PM de l’Arménie.
C’est un triomphalisme possiblement recevable, mais quand même paradoxal, vu que le même énergumène est l’incarnation courante du Vassag- Sunisme le plus crasse, et que de plus, il veut détruire l’Église Arménienne. Somme toute, c’est un original. Il faut lui concéder au moins cela.
[Allocution lors de la 3ième commémoration annuelle, 1991]
« Arméniens, nous vous mettons en garde : ouvrez les portes ! Au nom de la loi, ouvrez les portes ! »
Peu après, la porte craqua sous les coups de hache, et les Arakélians furent roués de coups et traînés dans la cour de l’immeuble, en bas. Le reste se déroula en un instant.
L’homme fut terrassé par les coups de hache et de barres de fer, tué, aspergé de gazoline et brûlé vif. La femme, couverte de blessures, brûlait elle aussi, mais dans un effort surhumain, elle ne bougeait pas, pour éviter de recevoir de nouveaux coups à travers les flammes qui couvraient son corps.
* * *
Compatriotes,
Il y a trois ans déjà, trois ans à peine, lorsque, suite à la résurgence fatidique de la revendication de l’Artsakh en 1988, dans la banlieue de Sumgaït, à Bakou, capitale de la République Soviétique d’Azerbaïdjan, peuplée d’Arméniens, une horde d’Azerbaïdjanais a attaqué les habitants arméniens (tous des citoyens de ladite république…), les soumettant à d’indicibles supplices et à des massacres.
Il y a trois ans, à peine trois ans, que le génocide arménien entrait ainsi, encore une fois, dans une nouvelle phase.
Je viens de vous lire des extraits des témoignages présentés lors du procès en URSS de certains auteurs des massacres de Sumgait, compilés et publiés par Samuel Shahmuradian dans le « Journal littéraire ». Tout au long de mon discours, je reprendrai des citations de cette même source. [L’ensemble du reportage de Samuel Chahmouradian a été publié par la suite dans un livre en français, re : «La Tragédie de Soumgaït : un pogrom d’Arméniens en Union soviétique / témoignages recueillis par Samuel Chahmouradian», présentation de Bernard Kouchner ; préface d’Elena Bonner, Paris : Éditions du Seuil, Paris, 1991. – usage strictement réservé à: la recherche, l’étude privée, l’éducation, la critique ou le compte rendu, avec mention obligatoire de la référence complète du livre. ]
* * *
Les massacres monstrueux de Sumgaït n’étaient ni un incident isolé, ni un épisode anecdotique.
Après Sumgaït, des attaques et des massacres d’Arméniens (citoyens et résidents d’Azerbaïdjan) par les Turcs-Azéris ont eu lieu également à Kirovabad, à Bakou et dans diverses régions de la République soviétique d’Azerbaïdjan.
De même que le mouvement de l’Artsakh n’était ni arbitraire ni spontané ou involontaire, mais s’inscrivait dans une suite régulière d’événements et de situations qui s’étaient développés au fil des décennies, les massacres d’Arméniens en Azerbaïdjan n’étaient pas non plus accidentels, mais répondaient à une logique historique et politique précise, fondamentale.
* * *
En effet, cette nouvelle tentative d’assassinat organisée, planifiée, préméditée et exécutée contre la nation arménienne tout entière n’est pas seulement la continuation du génocide “officiel” qui a débuté en 1894-96 (pour se poursuivre en 1909, culminer en 1915, et s’étendre jusqu’en 1920-21), mais aussi la suite d’un conflit sanglant, à la fois politique, culturel et interethnique, civilisationnel, qui a commencé et qui perdure depuis les premiers contacts mêmes entre Arméniens et Turcs.
Concernant les massacres génocidaires en république d’Azerbaïdjan, la réalité est claire et indéniable : l’ingérence de la Turquie dans le Caucase est manifeste. Le mois dernier, lors d’un entretien avec un journal européen, Turkut Özal a d’ailleurs expressément déclaré que l’État qu’il dirige a un rôle important à jouer, parmi d’autres, dans le Caucase.
En d’autres occasions également, et par divers moyens, les Turcs n’ont pas hésité à souligner leurs liens tribaux essentiels avec les Azerbaïdjanais, ainsi que leur solidarité spécifique avec ceux-ci, sur la question de l’Artsakh.
Ces aveux ne nous étaient pas nécessaires.
Car nous avons compris depuis longtemps la psychologie, la mentalité, les plans et les objectifs de notre ennemi multiséculaire – et éternel – .
Certaines instances nationales responsables et avisées ont tiré la sonnette d’alarme très tôt – ou nous l’ont rappelée… – en exposant immédiatement le complot et exprimant leur position à ce sujet.
Ainsi, une semaine après les massacres de Sumgaït, le Bureau mondial de la Fédération révolutionnaire Arménienne (quite à “indisposer” quelque peu le gouvernement arménien du jour…) a publié une déclaration significative, dont je vais vous lire le passage suivant :
Déclaration concernant les crimes commis contre les Arméniens par les Tatars d’Azerbaïdjan :
La Fédération Révolutionnaire Arménienne considère le massacre d’Arméniens par les Tatars sur le territoire azerbaïdjanais comme un événement extrêmement préoccupant, qui déchire le cœur de l’ensemble du peuple arménien, de l’Arménie à la Diaspora.
Ces émeutes, déclenchées en réponse aux revendications légitimes et respectueuses de la loi par la population arménienne de la région autonome du Haut-Karabakh, et dont l’intention claire est de déplacer cette population et de créer une région exclusivement tatare, font des Arméniens vivant à l’intérieur des frontières de l’Union soviétique les plus récentes victimes en date du fanatisme anti-arménien des Tatars” (fin de la citation).
* * *
L’intention fondamentale et irréversible de l’État turc est l’extermination complète et absolue de la nation arménienne.
L’Histoire, passée et présente, en cours même, confirme ce phénomène essentiel, et les nouveaux massacres du Caucase constituent une manifestation intolérable mais indéniable de cette détermination barbare.
* * *
Hasmig apparut la première sur le perron, suivie de Gariné avec ses deux enfants.
Ira tenta de se cacher avec Lilia, puis supplia une fois de plus, mais fut brutalement chassée du perron. Hasmig et Gariné avaient Déjà été emportées, la foule était en en transe, en état de rage, dans la cour. La seule issue était de remonter à l’étage.
Avec l’enfant – devenue bleuâtre à force d’avoir pleuré – , dans ses bras, Ira frappa aux portes du troisième étage. La réponse fut la même : «yokh!, yokh! »
Un homme d’âge mûr ouvrit la porte du cinquième étage et, lui tenant la main, la fit entrer silencieusement. Gariné et Hasmig étaient déjà dans l’appartement.
Le propriétaire des lieux enferma tout le monde dans la salle de bains, et leur intima de ne pas émettre un son. Il les y garda jusqu’à la nuit tombée, sans ouvrir la porte de la salle de bains, ordonnant sans cesse aux femmes de ne pas pleurer et d’arrêter de frapper à la porte.
Mais comment auraient-elles pu ne pas pleurer, comment auraient-elles pu ne pas frapper à la porte, lorsque, depuis la cour, par-dessus les hurlements de la foule et les appels du haut-parleur, ils entendaient les cris d’Irina : « Maman ! Maman !… Au secours ! »
Le robuste Igor, se défendant à coups de poing contre les couteaux et les barres de métal qui le frappaient de toutes parts, se dégage de la foule, apparaît de l’autre côté du bâtiment, mais s’arrête brusquement, se tourne vers ses poursuivants et, le torse découvert, crie : « Allez, tuez-moi, faites de moi ce que vous voulez… » L’un d’eux lui jette de l’essence et lance une allumette enflammée.
Igor avait vu sa sœur et son frère se faire démembrer vivants; il avait vu sa mère se faire tuer sauvagement près de l’entrée; en passant de l’autre côté de laimmeuble, il avait probablement aussi vu son père se faire tuer; et donc… il s’arrêta. « Tuez-moi, faites de moi ce que vous voulez… finissons-en…»
* * *
Oui, le massacre de victimes innocentes inspire d’abord l’horreur, ensuite la colère et la révolte, dans le cœur des peuples opprimés et persécutés.
Oui, le souvenir sacré des millions d’Arméniens immolés lors du Grand Génocide est à la fois une source de douleur et de force, pour le peuple arménien.
Cependant, au-delà de cette analyse émotionnelle, par souci d’une franchise objective, demandons-nous si, en 1988, nous avions encore la moindre obligation d’offrir de nouveaux sacrifices, de nouvelles offrandes humaines, devant l’autel constamment ensanglanté de notre destin national.
Étions-nous encore dans l’obligation de payer un tribut de sang à une justice universelle inhumaine, à la logique cruelle de l’histoire, aux forces occultes toutes-puissantes, ces dieux anciens assoiffés de sang et insatiables ?
* * *
« Mort aux Arméniens ! » hurla le chef des bandits dans son haut-parleur.
« Mort… ! » répéta la foule de 200 à 300 personnes.
Déployant le drapeau de la République soviétique d’Azerbaïdjan, ils s’enfoncèrent dans le quartier et, après avoir saccagé de nombreux appartements, ils envahirent la cour de l’immeuble 2B.
Peu après, avec une cruauté et une perversité inimaginables, ils assassinèrent Soghomone et Raïsa Milkumyan, leurs enfants Igor, Eduard et Irina, et brûlèrent le corps de Misha Hambardzumyan, écrasé sous les coups. Ils n’avaient laissé aucun vêtement sur Raïs et sur sa fille de 24 ans. « Irina hurla si fort qu’on l’entendit par-dessus le chahut et les sifflets de la foule en furie. »
* * *
Certes, le cas est différent pour les Fedayins modernes, qui tombent parfois en martyrs dans les montagnes imprenables de l’Artsakh.
De même, le cas est différent pour les héros qui ont assumé leur devoir national suprême au prix de leur vie ou de leur bien-être vital durant les phases guerrières du Mouvement de Libération Arménienne.
Le cas est différent pour tout immortel qui, dans une déflagration indicible, détruit le mur de mensonges et de silence, et inscrit son message sacré en lettres de feu sur les pages ensanglantées de l’Histoire Arménienne.
Le cas est différent pour tout combattant de la justice, fauché par les balles, mais qui renaît aussitôt dans notre esprit enflammé et nos cieux bénis.
Il en va autrement pour le criminel vénérable, qui, derrière les barreaux maudits d’une prison, incarne la peine à perpétuité infligée par des tribunaux iniques qui ont la prétention de le juger et de le punir, alors que c’est lui qui nous met tous en chaînes, nous, véritables prisonniers de notre absurdité quotidienne et du jugement impitoyable de la vie, lui qui nous enchaîne à notre honte, à notre faiblesse, aux tourments continuels de notre conscience.
* * *
Cependant, le peuple innocent, sans défense, impuissant et démuni du Caucase devait-il subir tous ces supplices, se sacrifier ainsi, afin que nous, en tant que nation, puissions sauvegarder notre identité ? Afin que nous puissions survivre, encore une fois, au Génocide…
Fallait-il s’humilier à nouveau, subir le même destin tragique, se soumettre de nouveau à notre même bourreau et à la mort, pour être baptisés encore une fois dans le feu et dans le sang, ce myrre vénéneuse du martyre ? Pour renouveler notre pacte de sang… ?
Devrions-nous encore une fois clamer que ça suffit !, que là, c’est fini, que désormais, c’est terminé ?, plus jamais ça !?
Mais alors, devrions-nous avoir l’audace déchirante de reconnaître le caractère superflu du sacrifice de nos compatriotes du Caucase – ?
* * *
L’orateur reprend la parole, reprenant la parole à Ahmedov. Nul autre que lui ne sait galvaniser les foules, ni les enflammer, ni charmer les autres habitants du quartier qui, appuyés sur leurs balcons, assistent au terrible spectacle qui se déroule sous leurs yeux comme un film. Sa voix est tantôt impitoyable et furieuse : « Mort aux Arméniens ! »… « Musulmans, faites-les asseoir à leur place ! »… Parfois, elle se fait plus contenue et théâtrale : « Mes sœurs, ne regardez pas, une Azerbaïdjanaise ne devrait pas voir de telles choses… », tantôt elle résonne d’un ton impératif et sévère (…), puis explose à nouveau dans une folie furieuse : « Mort aux Arméniens ! »
* * *
Non, les Arméniens de Sumgaït, Kirovabad, Bakou ne sont pas morts en vain…
Le massacre moderne des Arméniens dans le Caucase caractérise, définit fondamentalement la question de l’Artsakh, situe celle-ci dans sa véritable essence.
Ces événements révèlent les fondements et la vérité profonde du problème évoqué précédemment, et confirment sa nature et son ampleur cruciales.
C’est le conflit ancestral et sanglant entre Arméniens et Turcs, qui se poursuit aujourd’hui en Artsakh. Il s’agit de la mise en œuvre du programme panturc/pantouranien qui, à la fin du XXe siècle, continue encore de faire des victimes arméniennes.
Dans le Caucase, ce sont les Turcs qui ont battu, torturé, dépecé vivants, tué à la hache, poignardé, violé, massacré et brûlé vifs, les Arméniens.
Faisons face au moins à cette réalité, aussi intolérable et cruelle soit-elle. Ce n’est pas trop demander, par nos martyrs…
Car seule cette douloureuse lucidité nous permettra de résister efficacement à l’attaque dont nous sommes victimes et de relever le défi ultime qui nous est lancé. De continuer à survivre, et d’espérer se remettre debout.
* * *
À l’occasion de cette catastrophe, qu’il soit bien clair qu’il est impossible de coexister, de coopérer ou de négocier avec la Turquie, si ce n’est par la force.
Que les Arméniens comprennent qu’il est impossible de traiter, de négocier avec cette tribu barbare, si ce n’est en brandissant un bâton et un fusil.
Rappelons-nous tous que le Grand Génocide se poursuit encore et toujours, et que le droit à la légitime défense est non seulement illimité et inviolable, mais qu’il justifie également la destruction de l’agresseur.
* * *
Cependant, au-delà du souvenir historique et de la riposte stratégique, le génocide arménien du Caucase nous enseigne d’autres leçons dans le contexte actuel.
Compte tenu des liens étroits qui unissent la Turquie à l’Azerbaïdjan et des alliances internationales de cet État ennemi, nous avons l’occasion de nous rappeler que, dans notre démarche juste et sincère, nous nous heurtons à nombre des puissances – prétendument “grandes” – du monde occidental.
Aujourd’hui, lorsque l’empereur américain proclame un « nouvel ordre mondial », il faut bien comprendre que les nations défavorisées comme la nôtre n’ont aucune place dans cette nouvelle répartition internationale des territoires et des pouvoirs.
Nous devons comprendre cela et ne pas nous laisser abuser par les illusions diplomatiques, les manœuvres politiques trompeuses, en croyant pouvoir obtenir justice. Avec intelligence et folie, extrémisme et prudence, raison et cœur, avec toutes les contradictions et les complémentarités de notre caractère national, nous devons faire face à notre destin national. Le nier ou l’ignorer ne nous mènera nulle part.
Pour autant, que les autorités centrales soviétiques ne se reposent pas sur leurs lauriers (car tout comme les USA, ils ont aussi leur empereur, qui se contrefout tout autant de nous).
Si les relations politiques internationales nous opposent aujourd’hui à certains pays occidentaux, nous sommes également conscients de la complicité de Moscou avec l’Azerbaïdjan, motivée par des calculs immoraux internes, et de l’indifférence, voire de la réticence du Kremlin à l’égard des intérêts nationaux des Arméniens et de la question de l’Artsakh.
Dans cette perspective, tout dialogue, même temporaire, avec le gouvernement Gorbatchev est sujet à de sérieuses réserves et repose en grande partie sur la notion illusoire du « moindre mal ».
* * *
Nous sommes seuls, et pourtant puissants et absolument indestructibles.
Nous sommes seuls, et peut-être est-ce ainsi que cela doit être. Peut-être est-ce là la garantie de notre victoire inéluctable, la vérité de nos aspirations, le caractère inébranlable et incorruptible de nos réalisations.
Nous sommes seuls, et peut-être est-ce là notre salut, car nous ne devons de comptes à personne, ni à aucun État étranger intéressé, capricieux et instable, ni à aucun pantin impérialiste, mais seulement aux fondateurs de notre idéal national, à nos ancêtres héroïques et à notre conscience collective.
* * *
Somme toute, le massacre arménien dans le Caucase est une force motrice inépuisable, cette fois-ci plus particulièrement pour le mouvement de l’Artsakh, de manière directe et concrète.
Car cette nouvelle tragédie impose un nouvel impératif à tous les Arméniens.
Jusqu’à aujourd’hui, les victimes du génocide passé ont survécu grâce à la survie de la nation arménienne.
Désormais, parallèlement à notre responsabilité commune envers les victimes du passé, sous le regard vigilant des nouveaux martyrs, nous avons également une obligation supplémentaire.
* * *
Nos sœurs et frères du Caucase souffriront en vain si nous ne nous engageons pas à justifier leur sacrifice infini.
Nous sommes donc appelés à donner un sens à leur terrible martyre.
Cette responsabilité sacrée ne peut être assumée qu’avec la libération de l’Artsakh.
Aujourd’hui, les crimes de la Turquie demeurent impunis et le monde reste indifférent à notre crise existentielle.
Aujourd’hui, les massacres du Caucase restent impunis et Gorbatchev ne cesse de parler et de promettre.
Aujourd’hui, le gouvernement arménien espère sauver notre Patrie par des manœuvres politiques et fait preuve d’une impudence suspecte à l’égard de la question de l’Artsakh.
Aujourd’hui, un combat fait rage en Artsakh et l’Arménien défend sa vie et sa patrie par les armes.
* * *
La mort ou la liberté… La liberté ou la mort… Qu’importe de se souvenir de ces deux concepts suprêmes dans un ordre ou un autre, alors que leur signification combinée constitue le fondement même de notre identité nationale ?
Mais pourquoi pas la Mort ET la Liberté…
Je ne fais pas référence à l’approche surnaturelle ou religieuse selon laquelle la décomposition physique serait un moyen et un chemin vers la libération spirituelle de l’être humain, sont départ vers un Au-Delà (au fait, j’y crois; et je comprends pas comment, autrement, on pourrait supporter la vie ici-bas, et surtout, se résigner à la mort d’un être cher).
Non, en l’occurrence, c’est pas ça. Au sens national, je fais référence à la réalité selon laquelle la disparition corporelle des individus, la mort, est la garantie nécessaire de la liberté collective, de la vie et de la survie de tous les autres, sur plusieurs générations à venir.
* * *
Les fondateurs du Mouvement de Libération Nationale Arménien affirmaient que le Combat Perpétuel est la seule voie vers l’indépendance et la liberté.
Nous n’avons pas le droit de désespérer, car c’est ainsi que l’ennemi triomphera.
Nous n’avons pas le droit de douter, car c’est ainsi que nous serons vaincus.
Nous n’avons pas le droit de désespérer, car c’est ainsi que nos martyrs mourront.
Nous devons transformer notre révolte en inspiration, notre deuil en détermination et en volonté, notre douleur en rage combative. Forts de notre glorieux passé et des succès incontestables du présent, nous devons nous élancer sans hésiter vers l’avenir, notre poitrine indestructible fièrement dressée contre l’ennemi impuissant, nos poings d’acier levés haut, dans un mouvement implacable de revendication, de résistance et de menace. Enivrés soit par la bile de la vengeance, soit par la rosée sacrée de l’aube de notre nation, en tout cas, nous devons fixer nos yeux obscurcis sur les horizons lumineux.
Dans un article précédent, intitulé «Lorsque la désunion fait la force», j’avais vanté les bienfaits de l’absence d’unification dans le monde des Arméniens.
De l’eau a coulé sous les ponts, depuis. C’est toujours comme ça, du moment que l’on reste en vie, dans la présente vie. Les Arabes ont de superbes dictons, dont celui-ci : «vis beaucoup, tu verras beaucoup». J’en connais très bien la version originale – avec la bonne prononciation -, que je me murmure très souvent dans ma vie. Mais je ne l’ajouterai pas ici, comme le font certains Français d’origine arménienne qui ne comprennent pas vraiment l’arménien, mais qui en font des traductions souvent erronées en Français, en y balançant un mot plus ou moins en arménien – en caractères latins mais en italique, pour donner le change, pour faire illuse… – On ne voit ça qu’en français, soit-dit en passant, car les Anglais et les Américains s’en foutent des Arméniens, incluant leur langue moribonde).
À la lumière de ce dicton arabe, un élément du contenu de mon susdit article du passé que je pourrais réviser avec plaisir, à présent, c’est par la constatation que somme toute, à ce stade-ci, les épreuves fatidiques que les Arméniens traversent depuis 8 ans aura créé plus d’union, que de division.
Puisque le Génocide, pour cacher ce mot que nous ne saurions voir (pour ne point énerver les Turcs) est devenu “1915”, alors, que le déclenchement de la joyeuse auto-destruction des Arméniens soit désormais désigné par «2018». Avec la même pudeur, le même laconisme magnanime. La même élégante prévoyance envers les auteurs de l’acte génocidaire des Turcs, pour «1915», exercée en l’occurrence, par la désignation «2018», envers les auteurs, participants et supporters arméniens du suicide national arménien, sur le sol arménien.
Mais il y a du bon, dans ce qui est ainsi survenu…
La polarisation engendrée par 2018, et par la suite continuellement fomentée, entretenue et alimentée par le régime infernal qui en a résulté, a permis d’opérer – en parallèle avec le nettoyage ethnique en Artsakh – un certain nettoyage hygiénique interne, dans le monde arménien. Un lavement abondant, certes malodorant et dégoûtant, mais cependant thérapeutique – voire vital – pour la santé à long terme de l’organisme principal.
Des masques sont tombés. Les niveaux réels de culture et de connaissances, voire d’intelligence, se sont révélés au grand jour. Les efforts de diplomatie à l’interne, exercés (inutilement) par ceux et celles pour qui les Arméniens ne sont pas seulement qu’un peuple, mais aussi une nation – dans le sens élémentaire de ce terme et concept – , a pris fin.
Ouf! Les choses sont devenues plus claires. Les Arméniens authentiques, ceux et celles qui n’ont jamais perdu leur identité originelle en voulant se faire passer pour quelqu’un d’autre, ont intégré leur camp originel. Ils ne perdront plus de temps ni ne gaspilleront leur intellect, leur temps et leurs forces pour tenter, en vain, de trouver un terrain d’entente – voire simplement d’un dialogue réel – avec… les autres Arméniens. Voilà donc un effet bénéfique de 2018.
Mais cela va plus loin encore. Au-delà du retour au bercail, de la fin des efforts inutiles, de la rupture intégrale avec toute personne toxique portant par hasard un nom arménien. Car tout cela, c’est au niveau individuel, ça se situe sur les plans personnel, social, familial, communautaire.
Cependant, dans un sens plus large et profond, grâce à «2018», un phénomène d’union nationale sans précédent s’est établi dans le Monde Arménien.
Ni «1915», ni la fondation de la République d’Arménie en 1918, n’avaient jamais engendré une telle chose. Pour ce qui est du second événement, ce fut même tout le contraire !
Et voilà donc le miracle de «2018»! Parachevé, comme il se doit, par l’Église.
En effet, le processus d’épuration (ce vaste lavement salutaire) amorcé en 2018 à Yerevan a abouti à des alliances inespérées, qui ont atteint leur point de culmination grâce à l’assaut lancé par le gouvernement de l’Arménie contre l’Église des Arméniens.
Des alliances entre des Arméniens qui, pendant longtemps, sur plusieurs générations, n’étaient pas du même bord. Pour le moins dire… Car ces conflits internes ont mené aussi à des épisodes d’actes fratricides.
Il s’est ainsi opéré une union, une unification entre Arméniens, que l’on ne pouvait imaginer il y a 40 ans, 50 ans, 80 ans…
En Diaspora, excepté l’un seul des trois partis traditionnels (lequel de toute façon n’existait plus depuis longtemps, ne donnant signe de vie que par des communiqués insipides pondus par et pour les mêmes 2-3 individus), les deux autres, ayant résisté et survécu au passage du temps et aux changements des époques, ont établis des points de réconciliation, de conciliation, inouïs. Sans précédent. Une jonction nationale, carrément.
Si l’on prend en compte le fait que les hentchaks s’étaient originellement fusionnés dans la FRA (nommée alors Fédération DES Révolutionnaires Arméniens – Kevork Tchavoush était initialement un hentchak, pour ne citer que cet exemple… -), la coalition actuelle (l’alliance objective, si vous voulez ) entre la FRA et une bonne partie des composantes les plus importantes du Parti Ramgavar, relève d’une unité nationale que l’on croyait impossible, chimérique, inespérée.
Quant à l’UGAB, cette organisation mondiale arménienne qui est devenue à présent le ciment qui scelle l’unité nationale mondiale des Arméniens, les tensions passées entre elle et la FRA – suscitées par la mainmise temporaire des Ramgavars soviétisés sur cet Organisme pourtant apolitique et autonome – n’appartiennent plus qu’à un passé révolu. Comme quoi, le progrès n’est pas toujours une mauvaise chose…
Pour n’oublier personne, soulignons aussi que des anciens de l’ASALA et les milieux auxquels d’aucuns attribuaient des liens avec l’ARA et les JCAG, sont à présent sur la même longueur d’ondes ! Qu’ils pensent notamment à cela aussi, les Turcs qui croient que leur Pashinyan tombé du Ciel (envoyé par leur Allah) serait un cadeau céleste, pour eux. ‘Faudra repasser…
Mais le phénomène de cette unité nationale sans précédent ne se limite pas à la Diaspora.
La levée de boucliers panarménienne, à la rescousse de l’Église Apostolique Arménienne, constitue également, dans d’autres sphères la preuve d’une unité entre Arméniens qui était jusqu’à présent inconcevable.
Il convient à cet égard de mentionner la communion entre les deux Catholicossats.
Car dans la logique de concurrence et de rivalité qui a prévalu pendant 70 ans lors de l’URSS (et même par la suite, le paternel idéologique de Pashinyan, Der Bedrossian, ayant réussi à obtenir la défection de Karekine I vers Yerevan), le Catholicossat de Cilicie aurait eu intérêt à se joindre au régime Pachinyan dans la campagne de démolition de celui-ci contre le Catholicossat d’Etchmiadzine. Or, cela n’a été nullement le cas. Que ce soit en Arménie ou en Diaspora, les quelques membres épars du clergé qui auront choisie la voie de l’acoquinement avec des mécréants, de l’hérésie et de la violation de leur serment ecclésiastique, sont tous des servants d’Etchmiadzine. À part ces quelques judas en herbe anecdotiques, le regroupement autour de l’Église Arménienne s’est dûment établi, par Etchmiadzine et par Antélias. Et ce, tant au niveau des instances spirituelles de ces Catholicossats que de leurs administrateurs civils (liés aux organisations politiques arméniennes majeures de la Diaspora et leurs vastes organisations affiliées ou collatérales)
Sur le plan spirituel, au-delà de cette union entre les deux branches de l’Église Apostolique Arménienne, leurs serviteurs civils et leurs fidèles, la défense mondiale de l’Église Apostolique Arménienne, contre les agressions innommables à l’encontre de cette Institution Nationale, regroupe également des Arméniens catholiques, protestants, évangélistes (qui ont bien compris que la cible ultime n’est pas le Catholicos, mais la Foi chrétienne).
Même certains Arméniens athées ont su comprendre que les attaques contre l’Église Nationale des Arméniens ne peuvent que causer un grave préjudice à tous les Arméniens. D’autant plus qu’elles s’inscrivent dans un contexte plus vaste de tentative de destruction de toutes les valeurs fondamentales (et fondatrices) de la collectivité nationale universelle des Arméniens. Ajoutons encore dans cette union des hommes et femmes d’affaires, des entrepreneurs & cie. Ceux-ci aussi, s’ils avaient réfléchi avec leur portefeuille et leurs projections comptables corporatives, auraient eu intérêt à se joindre à un régime mercantile autocratique, composé de commerçants ratés et de marchands malhabiles déguisés en dirigeants politiques, disposés à tout brader pour conserver leurs sièges et qui, au lieu de provoquer les Turcs avec «l’Artsakh c’est l’Arménie» de leur gourou désaxé, relevant d’une tactique insensée de marchandage de souk, alors qu’ils n’avaient nullement les moyens d’en assumer les conséquences tragiques, ont fini par se réfugier – avec leurs salaires gras, leurs comptes de frais étendus, et leurs primes généreusement auto-versées (les bakshishs, co-actionariats et autres commissions en sus) dans le mantra «l‘Arménie c’est du Bizness», point barre!“
Mais en dépit de cela, les businessmen de haut niveau (pas les pathétiques aspirants à ce statut), tant en Arménie qu’en Diaspora, se sont regroupés autour de l’Église Arménienne.
Dans le même ordre d’idées, je me suis laissé dire qu’il y aurait même des avocats Arméniens – en Arménie et en Diaspora- qui, au lieu de penser aux bonnes affaires juteuses – plus, possiblement, divers postes et fonctions que le régime en Arménie pourrait bien leur octroyer (comme on lance un os à un chiot) -, s’insurgent véhémentement contre les assaillants Arméniens de l’Église Arménienne. L’Armenian Bar Association, un organisme international regroupant des avocats et avocates d’origine arménienne dans de nombreux pays, a même fermement condamné les attaques contre l’Église en Arménie, sous ses diverses formes – dont la persécution du Catholicos et de nombreux autres membres du clergé, ainsi que leurs proches -.
Mais somme toute, la réalité le plus fondamentale de cette unité actuelle, sans précédent dans le monde arménien, se rapporte à une jonction inouïe entre la Diaspora et l’Arménie.
Vous vous rendez compte?, Levon Ter-Bedrossian et la FRA, sont à présent – et depuis un bout de temps déjà – sur la même longueur d’ondes ! Depuis 5 ans, les déclarations du Premier Président et de son Congrès et celles de la FRA, sont quasiment interposables !
Peu importe qui sont les individus qui représentent l’Institution de l’Église Arménienne, de l’Église des Arméniens – quels qu’ils soient – , les Arméniens savent tous, mieux que quiconque, que la Foi est un combat universel permanent contre Satan – qui a même tenté de tenter Le Christ – . Et qu’en tout cas, l’existence humaine est éphémère, transitoire, en ce bas-monde.
Cette union nationale, pan-arménienne, mondiale des Arméniens, consolidée en raison des attaques contre leur Église originelle, relève du miracle.
Alors Vade Retro, satana.
Et suite à la énième crucifixion en cours de la nation arménienne, on peut encore espérer que la Résurrection aura lieu. Cette fois-ci encore.
Հայոց Վերջին Աղէտի աւարտէն երեք տարիներ անց՝ լրացուցիչ հաշուեյարդար:
Արցախի կապակցութեամբ, բոլոր հայերուն համար – ներառեալ արցախցիները -, 2018-2023ի Հայոց Աղէտին բերած կորուստները՝ 3 կարգի են:
1. Ազգային-գաղափարական:
2. Նիւթական-անձնական:
3. Մարդկային (կեանքի կորուստ):
Միմիայն 3րդ է՝ իսկական կուրուստը:
* * *
1.-ը, տառացիօրէն, կորուստ չէ: Քանզի չես կրնար կորսնցնել բան մը, զորս արդէն չունէիր, չկար:
Եւ այդպիսի բան, ի միջի այլոց՝ Արցախի մէջ իսկ, արդէն վաբշե գոյութիւն չունէր: Կենսական չափով՝ չկար, Ազատագրական Պատերազմի աւարտէն սկսեալ եւ ի վեր: Ազգային միտքն ու ոգին այդտեղ թաղուած էին՝ սոյն Պատերազմի նահատակներուն հետ միասին:
Այն շատ քիչերը որ, անկէ ետք, այդտեղ պահած էին ազգային գիտակցութիւն, նուիրում եւ հաւատք, կը պատկանին՝ 3rt կարգին, Ատուած լուսաւորէ իրենց հոգիները:
ՀՀի մէջ, հիմնականօրէն նոյնն էր՝ նշեալ ազգային, էական դատարկութիւնը: Իսկ Սփիւռքի մէջ ալ, 1980ական թուականներու վերջաւորութենէն սկսեալ, ազգային հաւատքը – եւ մանաւանդ գործնական յանձնառութիւնը – հետզհետէ դարձած էին անբաւարար, մինչեւ որ գրեթէ լման անհետացան: Դատարկուեցան բովանդակութենէ, անջատուեցան գործունէութենէ, դարձան միայն ձեւական, մակերեսային:
Եթէ այս ամէնը չհանդիսանար՝ իրականութիւնը, ապա արդէն Հայոց վերջին – եւ վերջնական – Աղէտը, տեղի չէր ունենար:
* * *
. 2.ի պարագային, այն արցախցիին համար որ անմիջական հարազատ մը չկորսնցուց (զաւակ, հայր, եղբայր, ամուսին), ոչ միայն կորուստի զգացում կամ ցաւ չի մնար, այլ աւելին՝ ան կը սկսի անդրադառնալ որ՝ իր անհատական, անձնական կեանքը… բարելաւուեցա՛ւ: Այլազան առումներով:
Մնացեալը խղճի հարց կրնար ըլալ, սակայն այդ ալ շատ հազուադէպ է, արդի ժամանակներուն:
Հայաստանցիին եւ Սփիւռքահային համար, եթէ երբեւիցէ կորուստի իսկական ապրումներ ունեցան, Աղէտին յաջորդած ժամանակի անցումով, արդէն չի մնաց որեւէ այդպիսի բան:
Կրակը ինկած տեղը կ’այրէ միայն: Եւ այդ վէրքն է միայն որ երբեք չի բուժուիր, չի սպիանար:
* * *
. վերոնշեալ 3րդն է ուրեմն միակ կորուստը, միակ իսկական կամ տեւական ցաւը:
Սակայն այդ՝ կը վաբերի միայն մահացողին ամենաանմիջական, առաջին գիծի հարազատներուն: Զաւակ, ծնող, մեծ-ծնող, հարազատ քոյր-եղբայր, կողակից:
Մնացեալ բոլորը – ներառեալ ընտանիքի մնացեալ անդամները- հեշտօրէն կը «հաշտուին» այդ կորուստին հետ: Ոմանք նոյնիսկ կարող են մխիթարուիլ, մտածելով որ – ինչ լա՜ւ, իրենք բախտը ունեցան այդ բնոյթի կորուստ չունենալու – :
Մինչեւ իսկ վերապրող արցախցիներէն շատերը իրենք զիրենք կը քաջալերեն, որ՝ իրենց անձնական, անհատական , կեանքը լաւացաւ, շեշտակի կերպով բարելաւուեցաւ, 2023էն ի վեր:
* * *
Այս է, հաստատ իրականութիւնը:
Մնացեալը՝ պլա-պլա է: Այսուհետեւ աւելի քան եբրեք՝ պարապ, սին ու անիմաստ:
* * *
Եւ հիմա որոշ հայերու համար, իրենց ներկայիս այսպէս կոչուած «Հայաստանը» բաւարար է։ Գոհ ե՜ն, դրանով։ Մինչդեռ այդ անունը կրող այդ ահեթեթ տարածքը այլեւս ոչինչ է, բացի ծայրագոյն խորհրդանիշը ՝ Պարտութեան, Ամօթի, եւ փաստը՝ Հայ Ազգի անէացման բոլոր ծրագիրներու վերջնական իրագործումին:
Սակայն հայերը, ինչպէս միշտ, այդ առումով եւս՝ բացառիկ են։ Անոնք երբեք իրական կամ դիմացկուն պետութիւն չեն ունեցած, բայց նաև երբեք չկարողացան դառնալ ազգ։
Իսկ այն ինչ կը վերաբերի այդ կարծեցեալ երկրի պայծառ առևտրական ապագային, տնտեսական վերելքին, այս բոլոր փառահեղ երազանքներուն որոնցմով այդքան հիացած, գրգռուած են որոշ գործարարներ եւ իրենց շահագրգռուած շրջապատերը, մեջբերենք միայն Ժան Ժօրեսի այս խոսքերը՝ «մարդկութիւնը այլևս չի կրնար ապրիլ, մինչ իր նկուղին մէջ կայ՝ ժողովուրդի մը դիակը»։
Սակայն հիմա այդ դիակը կը գտնուի նկուղին մէջ՝ այդ «Իրական Հայաստան»ին, զորս ցած մակարդակի փողոցային շուկայի վաճառականներ, անճարակ խաբեբաներ, յանձինս այդտեղի բոպիկ ղեկավարներուն եւ իրենց համակիրներուն, կ’ուզեն մնացեալներուս ծախել:
Բայց դեռ աւելին:
Որովհետև Ժորեսը կ’ակնարկէր 1895-96ի համիտեան կոտորածներուն:
Ներկայի «Հայ»աստանի նկուղին մէջ կան նաև՝ 1907-1909, 1915-21, 1988-1992, 1920-23 ժամանակամիջոցներուն զոհաբերուած հայերու դիակները…
Հոյակապ հիմքեր, հա՞, ապագայ կառուցելու համար…
Բայց արդէն սա նկուղ իսկ չէ, դարձաւ բացառեալ գերեզմանոց: Թաղումի հանրային փոս, լրիւ լեցուած, մինչեւ ծայր խճողուած: Տունն ալ այլեւս տուն չէ, այլ՝ կոթողային դամբարան:
Ուրեմն, այդ զուարթ տուն-գերեզնմանատան խոհանոցին եւ ճաշասենեակին մէջ՝ երգեցէ՜ք, պարեցէ՜ք, խմեցէք եւ խո՛զացէք, անհոգ ու անզգամ տիկնայք եւ պարոնայք: Բարի ախորժա՛կ:
* * *
Այդ տեսակի հաերէն անոնք որոնք կը կարծեն թէ զիս անձնապէս կը «ճանչնան», թող բարեհաճին մեյ մըն ալ իմ հետս չխօսիլ, չհաղորդակցիլ: Եթէ պատահմամբ իրարու հանդիպինք, խնդիր չկայ, ես կը մեկնիմ, կը ձգեմ կ’երթամ:
Կեանքը շատ կարճ է, այս աշխարհին մէջ: Իմ մօտիկ սիրելիներուս քանակն ու որակը ինծի համար աւելի քան բաւարար են, մինչև իմ երկրային ճամբորդութեանս աւարտը։
Աւելին, ես նաև առանաձնաշղնորհը ունիմ երբեմն շփուլու, խօսակցելու, անգին պահեր անցկացնելու՝ ուրուականներու, ոգիներու հետ։ Հիմնականօրէն գիշերային երազներուս մէջ, բայց նաև երբեմն ցերեկը, մտքերուս մէջ:
Այս մտերիմ ուրուականները անկասկած աւելի ողջ, աւելի կենդանի են, քան թէ տակաւին այստեղ, վարը ապրող շատ մը էակներ։ Եւ անհամեմատօրէն՝ աւելի հաճելի, աւելի օգտակար եւ հետաքրքրական, լիովին արժանի իմ ժամանակիս, ուշադրութեանս եւ վստահութեանս:
3 ans après l’Ultime Catastrophe des Arméniens : le bilan.
Concernant l’Artsakh, pour tous les Arméniens, y compris les habitants de l’Artsakh, les pertes subies de 2018 à 2023 sont de trois ordres.
1. National-idéologique.
2. Matériel et personnel.
3. Humain (perte de vie humaine).
Seule la troisième catégorie constitue une véritable perte.
La première catégorie n’est même pas une perte, à proprement parler. Car on ne peut pas perdre ce que l’on ne possédait déjà pas, ce qui n’existait pas.
Or, une telle chose, entre autres en Artsakh même, n’existait pratiquement pas, depuis la Guerre de Libération. Cela avait été enterré avec les sacrifiés de ladite Guerre.
Par la suite, les rares habitants qui y étaient dotées d’une conscience nationale, appartiennent à la 3ième catégorie ci-dessus, Dieu ait leurs âmes.
En République d’Arménie, idem. La situation était fondamentalement la même, à savoir, un vacuum total, essentiel.
Et au sein de la diaspora aussi, depuis la fin des années 1980, le constat était le même : la foi – et surtout l’engagement tangible -, sur le plan national, était devenu de plus en plus insuffisant, et au bout du compte : illusoire. Une façade seulement
Si tout cela n’avait pas été la réalité, la dernière Catastrophe ne se serait pas produite.
Dans le second cas susmentioné, pour l’habitant de l’Artsakh n’ayant pas perdu un proche immédiat (enfant, père, frère, époux), non seulement, à terme, il ne restera plus un sentiment de perte ni de la douleur, mais de plus, il commencera même à réaliser que sa vie personnelle s’est améliorée. À tous égards. Objectivement, cela est vrai (le reste n’étant qu’une question de conscience, mais il ne faut pas trop en demander !)
Pour les hayasdantsis et les Arméniens de la diaspora, si jamais ils ont eu un sentiment de perte quelconque dans cette histoire, il n’en sera resté rien du tout, peu de temps après l’immense Débâcle.
Le feu ne brûle que là où il s’abat, dit le dicton Et c’est cette blessure-là, seulement, qui ne se cicatrice jamais.
. Le troisième cas est donc celui de la seule perte, de la seule douleur réelle ou durable.
Cependant, cela ne concerne que les parents les plus proches, les parents de première ligne du défunt : enfant, père ou mère, grands-parents, frère ou sœur, conjoint.
Tous les autres – y compris tous les membres de la famille collatérale – «s’adaptent» facilement et rapidement à cette perte. Ce ne sont pas les doctes dictons qui manquent, non plus, pour justifier l’oubli et l’indifférence que sont les véritables sépultures finales des morts.
En l’occurrence, certains survivants pourraient même se consoler, en se disant qu’ils ont eu la chance, dis-donc, de ne pas avoir subi une telle perte. Beaucoup – y compris donc des Artsakhtsis -, se féliciteront du fait que leur vie personnelle s’est améliorée, considérablement, depuis 2023.
Voilà donc la réalité.
Le reste n’est plus que du blabla. Désormais plus que jamais vain, futile et inutile.
Et pour certains Arméniens, leur soi-disant «Arménie» actuelle leur serait suffisante. Ils en sont contents, satisfaits. Alors que l’endroit dénué de sens qui porte encore ce nom n’est plus que le symbole de la Défaite ultime, de la Honte, de l’achèvement de tous les plans d’anéantissement de la moindre nation arménienne.
Au fait, il existe une notion de «nations sans État». Mais les Arméniens sont hors norme, comme toujours. Ils n’ont jamais eu un État réel ou viable, mais ils n’ont jamais pu devenir une nation non plus.
Et pour ce qui est du radieux avenir commercial, du vaste développent économique, toutes ces glorieuses chimères qui semblent tant réjouir, voire exciter certains hommes d’affaires et leurs entourages corporatifs, financiers et professionnels, il conviendrait d’invoquer ces paroles de Jaurès : «l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné.»
Or, à présent le cadavre en question se trouve dans la cave de l’«Arménie Réelle» que veulent nous vendre les marchands de souk de bas niveau, les arnaqueurs malhabiles, qui en sont les dirigeants.
Mais bien plus, plus que cela.
Car Jaurès référait seulement aux massacres hamidiens de 1895-96.
Dans la cave de l’Arménie actuelle, s’ajoutent les cadavres des Arméniens sacrifiés de 1907-1909, 1915-21, 1988-1992,1920-23…
Superbe fondations pour bâtir l’avenir, n’est-ce pas… ? Excellent tremplin pour un développement fulgurant vers les cieux, sans nul doute…
Mais c’est que, ce n’est plus une cave, c’est un cimetière. Une fosse commune saturée. Et ce n’est plus une maison, mais un sépulcre.
Alors, dans la cuisine et la salle à manger de cette joyeuse maison-tombeau, chantez, dansez, buvez et goinfrez-vous donc à votre guise. «Bon appétit messieurs», ferait dire Hugo à Ruy Blas…
Parmi les Arméniens de ce genre, que ceux qui me «connaissent» personnellement m’accordent au moins la grâce ne plus jamais parler, communiquer avec moi. Si je les croise par hasard, pas de problème, c’est moi qui m’en irai.
La vie est trop courte, dans ce monde. La quantité et la qualité de mes proches me suffisent amplement, jusqu’à la fin de mon parcours terrestre. De plus, j’ai aussi le privilège d’interagir parfois, de parler et de passer des moments formidables avec des fantômes, des esprits. Principalement dans mes rêves nocturnes, mais aussi parfois dans mes pensées durant le jour Ces spectres familiers sont sûrement plus vivants que bien des êtres encore en vie ici-bas. Et incomparablement plus agréables, plus intéressants, méritant mon attention – et dignes de ma confiance – .
02 Février 2026 [publication sciemment retardée sur Armenews, par la Rédaction]
P.S. Même pour un Arménien dans mon état, le CCAF, s’il devait continuer sa trajectoire exceptionnelle sous la direction de l’équipe «UNIS POUR L’ARMÉNIE», serait alors une rare lueur d’espoir dans les Ténèbres insondables qui ont envahi et submergé le monde des Arméniens. Il permettra de croire encore qu’une certaine diaspora, refusant de se soumettre, de se résigner à la situation, pourrait contribuer à la gestation d’une Arménie non pas prétendument «réelle» (selon la terminologie de ses dirigeants politiques actuels), mais d’une Arménie authentique.
Au moment où j’écris ces lignes, pour le CCAF, cela n’est pas encore établi. Mais je ferai sûrement une prière, avant d’aller me coucher.
Ne vous agitez pas avec des objections d’«ingérence» dans vos élections. Je suis titulaire de la nationalité française, et ce, depuis 61 ans. Par droit de naissance, s’il-vous-plaît.
(De toute façon, l’inégalable Ara Toranian (et s’il n’en reste qu’un, il sera lui-là! – pour rester avec Hugo, entre amis… -) m’a avisé que cet article ne pourra être publié sur Armenews que lundi, par respect du silence électoral à la veille du scrutin. Nous verrons donc à ce moment-là si ma prière aura été exaucée.)
«they are not ghosts they are manifests» (John River)
Փետրուար 2004-ին, ուրեմն ասկէ տասնըհինգ տարիներ առաջ, հայոց բանակի երիտասարդ սպայ՝ Գուրգեն Մարգարյանը սպաննուեցաւ, մինչ կը քնանար, ազրպէյճանական բանակի անդամ Ռամիլ Սաֆարովին կողմէ:
Երկուքը կը գտնուէին Պուտափեշթ, NATO-ի ուսումնական ծրագրի մը ծիրին մէջ:
Սպանութեան պահուն, հայ զինուորականը կը քնանար ուրեմն , իր սենեակին մէջ: Սաֆարովը զինք անակնկալի բերաւ այդպէս, քունին մէջ, եւ զինք սպանեց անկողինին մէջ, կացինի հարուածներով:
Դիազննութիւնը հաստատեց որ Սաֆարովը տասնըվեց անգամ հարուածած է Մարգարյանի գլխուն, կացինով, մինչեւ որ հայ սպան գլխատուի:
Քանի որ ոճիրը գործադրուած էր Հունգարիոյ մէջ, մարդասպանը դատի ենթարկուեցաւ այդ երկրին մէջ, եւ 2006 թուին, դատապարտուեցաւ ցմահ բանտարկութեան, առանց վաղաժամ ազատագրման կարելիութեան, երեսուն տարիներէ առաջ:
2012 թուին սակայն, Եւրոպական Միութեան անդամ Հունգարիայի իշխանութիւնները ընդունեցին Սաֆարովը ուղարկել Ազրպէյճան, այն պայմանով որ ան այնտեղ ամբողջացնէ իր մնացեալ պատիժը:
Պաքու հասնելուն պէս սակայն, Սաֆարովը ստացաւ՝ նախագահական ներման շնորհում, ռազմական աստիճանի բարձրացում, եւ լայն նպաստներ ու վարձատրութիւններ:
Մինչեւ այսօր, ան ազգային հերոս կը համարուի Ազրպէյճանի մէջ, ուր կը վայելէ շատ հանգստաւէտ կեանք մը, առաւել՝ յարգանք եւ պատիւներ:
Պէտք չէ որ միայն կեդրոնանաք այս ոճիրի մարմնային մանրամասնութիւններուն վրայ, որպէս այդ: Նոյնիսկ յաջորդող անարդարութիւնը էական նիւթը չէ, այս դէպքին մէջ:
Արդարեւ, սպանութիւնը գործադրուեցաւ ծայրագոյն վատութեամբ եւ վայրագութեամբ: Այո, ոճրագործի կանխահաս ազատագրումը ընդվզում եւ զայրոյթ կը յարուցանէ:
Սակայն այս նիւթերուն մէջ, եւ յատկապէս խնդրոյ առարկայ բախումի կապակցութեամբ, այստեղ նոր բան չկայ…
Այն ինչ որ պէտք է ըմբռնենք, մենք հայերս, այս դէպքի կապակցութեամբ, աւելի շուտ՝ այն իմաստալից պատգամն է որ Ազրպէյճանը ուզեց մեզի փոխանցել, այս առիթով, եւս: Անհաշտ վճռակամութեան եւ բացարձակ անգթութեան պատգամ մը, եւ նաեւ զօրութեան, տնտեսական եւ քաղաքական միջազգային ուժի ցուցադրութիւն: Մինչեւ ծայր, մինչեւ վերջ պատերազմի պատգամ մը:
Ցարդ նորագոյն հանդիպումէն ետք, Հայաստանի եւ Ազրպէյճանի արտաքին գործոց նախարարներու միջեւ, հետաքրքրութեամբ կարդացինք պաշտօնական հաղորդագրութիւն մը, ուր մեզի կը բարեհաճին տեղեկացնել թէ պիտի եւ պէտք է որ ժողովուրդները պատրաստեն խաղաղութեան, Արցախի կապակցութեամբ:
Ամէն անգամ որ այդ մասին խօսք տեղի ունենայ, մեր կողմը, ամէն անգամ որ մինչեւ իսկ Հայաստանի այժմու Առաջին Տիկինը մեզի խօսի խաղաղապաշտութեան մասին, հաւանաբար օգտակար կ’ըլլայ որ յիշենք գոնէ Գուրգեն Մարգարյանի սպանութիւնը, Պուտափեշթի մէջ, քունի ընթացքին, կացինով: Եւ մանաւանդ, նկատի ունենանք որ զայն այդպէս սպաննողը, մինչեւ օրս, ազգային հերոս է, իր երկրին մէջ:
Աւելի պարզ խօսելու համար, Գուրգեն Մարգարյանի սպանութիւնը մեզ կը յիշեցնէ հետեւանքները հայերու եւ ազերիներու գոյակցութեան, ինչպէս որ լաւապէս գիտենք արդէն, Արցախի խնդրի ծիրին մէջ:
Ամէն դէպքում, օգտակար կ’ըլլայ որ երբեք յանկարծ քունի չանցնինք, այս նիւթին մէջ եւս: Ալ ուր մնաց երազելը…
Ի դէպ, որ մտածենք… այս ցուցադրական սպանութիւնը տեղի ունեցաւ Փետրուար 2004-ին: Փետրուար… հմմմ…, Սումկայիթի ջարդերու յիշատակումի մեր ամիսը… որոնք տեղի ունեցան Փետրուար 1988-ին:
Արցախի կորուստը շատ նման է, համազօր է՝ սիրելի, հարազատ անձի մը մահուան: Եւ այդ ալ՝ յանկարծակի, անսպասելի կեանքի վախճանին:
Արդարեւ, սոյն կորուստին կը վերաբերին՝ հոգեբուժական հանրածանօթ տեսութեան մէջ, սուգի գործընթացի այդ եօթը հանգրուանները [որոմցմէ մի քանի հատը մէկէ աւելի բաղադրիչներ ունին] ՝
. ցնցում եւ իրականութեան ժխտում
. ցաւ եւ խղճահարութիւն
. զայրոյթ եւ սակարկութիւն
. ընկճախտ,խորհրդածութիւն, եւ առանձնացում
. կազդուրման սկիզբ
. ինքնադարմանում եւ յարմարացում
. ընդունում
Անցեալ տարուայ վերջաւորութեան հաստատուած Հայոց Մեծ Աղէտի պարագային, այդ հանգրուանների դեռ միայն ամենաառաջինին մէջ կը գտնուի, Հայութիւնը:
Ասիկա, անպայման վատ բան մը չէ: Քանզի այդ Աղէտը տակաւին չէ ամբողջացած, չէ հասած իր լրումին: Այնպէս որ, նախընտրելի է Վիշտի վերոգրեալ գործընթացը առաջին փուլին մէջ մնալ, եւ մնացեալը սկսիլ միայն, երբ որ ամէն բան վերջ գտնէ: Որպէսզի, Աղէտին տակաւին յառաջիկայ, պարբերական շարունակութեամբ, ամէն անգամ հարկաւոր չդառնայ ետ ծայրէն ու սկիզբզէն վերսկսիլ բուժումի այդ փորձը:
Ինչպէս որ, սիրելի անձի մը մահուան պարագային, նրա անմիջական մօտիկներուն համար, Սուգի այդ գործընթացը կը սկսի ոչ թէ մահուան օրը, ոչ թէ Տան Կարգի պահին, այլ՝ թաղումէն ետք: Երբ որ միւսները, ոչ-հարազատները, բոլորը կը մեկնին իրենց տուները, կը վերադառնան իրենց գործերուն եւ զբաղումներուն, իրենց կեանքերու սովորական ընթացքին:
* * *
Սակայն վերոյիշեալ մտա-հոգեկան գործընթացէն անդին, դեռ անկէ ետք, այստեղ յայտնաբերենք դեռ յաւելեալ՝ ութերորդ փուլ մը:
Զայն կարելի է կոչել (պառկած «8»ի համապատասխան խորհրդանշանին ներքոյ) ՝ Անհուն Լռութեան հանգրուանը:
Եւ այդ ալ մաս կը կազմէ սերտ նմանութեան, նոյնութեան՝ մտերիմ ու անգին, սիրելի էակի մը մահուան եւ Արցախի կորուստին միջեւ:
Արդարեւ, երբ որ մօտիկ անձ մը մեռնի, անոր մահէն – թաղումէն… – մի քանի ամիսներ անց արդէն, մարդիկ այլեւս չեն խօսիր իր մասին:
Ոմանք, արդէն մոռցած կ’ըլլան ննջեցեալը: Տառացիօրէն՝ զայն կը մոռնան: Իսկապէս, իրենց մտքէն լրիւ դուրս կ’ելլէ, որ այդ մեռած անձը այլեւս այս աշխարհի մէջ չէ: Ասոնց համար արդէն, այդ մասին լռութիւնը՝ սովորական է: Մասնաւոր իմաստ մը չունի:
Սակայն մտերիմ սգաւորն ալ, եւ մի քանի ուրիշներ, ժամանակի ընթացքին հետզհետէ նուազ կը խօսին մեռնողին մասին: Մինչեւ որ այլեւս բնաւ չխօսին:
Սգաւոր հարազատը այդ մասին կը մտածէ, անշուշտ: Այնուհետեւ իր անդառնալի կորուստին տեւական ցաւով կ’ապրի: Վերապրիլ կը փորձէ, գոյատեւել կը սորվի:
Մի քանի ուրիշներն ալ, աւելի հեռաւոր անձեր, գոնէ՝ պարբերաբար, յատուկ առիթներով, ննջեցեալը կը յիշեն, կը մտաբերեն:
Մինչեւ որ հասնի պահը, երբ՝ ամէն մարդ, լռէ:
Այն պահը որմէ ետք, անմիջական սգաւորն ալ, նուազ մօտիկ բայց մարդկային կարեկցութիւն ունեցողներն ալ, այլեւս ուղղակի կը խուսափին՝ մեռնողին մասին խօսելէ:
Եւ ահա այս է՝ անասելի կորուստին վերաբերող Վիշտի գործընթացի տակաւին չճանաչուած, իսկապէս վերջին, ութերորդ հանգրուանը:
Բայց խի՞, այդ Անհուն Լռութիւնը: Որ այս աշխարհի վրայ, իսկական ու վերջնական թաղումն է ննջեցեալին:
Որովհետեւ, ինչ որ ալ ըսես՝ անբաւարա՞ր է: Նոյնիսկ, անիմա՞ստ է: Նախընտրելի է ուրեմն բան չըսե՞լ:
Կամ էլ, տեղ մը կու գայ, պահ մը կը հասնի, որմէ ետք… վատառողջ է մեռնողին մասին խօսիլ: Այդքան, որքան պիտի խօսէիր եթէ նա դեռ ողջ ըլլար: Բայց այս բացատրութիւնը կը նշանակէ թէ Սուգի նախորդ եօթը հանգրուանները դեռ չեն ամբողջացած, ուրեմն, կարելի չէ զայն համարել ութերորդը:
(Ի դէպ, կը պատահի նաեւ որ այդպէս՝ լռես, այլեւս չյիշատակես տուեալ կորուստն ու ցաւը, որպէսզի կարգ մը ուրիշներ… չխանգարես: Այդ ալ սակայն, տարբեր նիւթ է… Այստեղ, մնանք սուգի ութներորդ հանգրուանին պարզաբանումին մէջ: )
* * *
Լաւ ընկեր մը ունիմ, որ իր տիկնոջ հետ՝ Հայաստան տեղափոխուած են: Մօտաւորապէս քսան-հինգ տարիներէ ի վեր:
Անցեալ տարիներուն, ամէն անգամ որ կը հանդիպէինք, միշտ խնդիր մը կար որ նա կը մատնանշէր. որոշ – եւ իրեն բնորոշ – բարկութեամբ:
Կը գանգատէր, որ երբ Քանատա կ’այցելէ, հայոց համայնքային Կեդրոնի իր ծանօթները՝ չեն խօսիր Հայաստանի մասին: Կամ էլ, շատ քիչ կը խօսին: Հազիւ: Նուազագոյնէն պակաս: Որպէս կարծես տարրական քաղաքավարութիւն:
Բան չեն հարցներ, կարծիք չեն յայտնէր, մակերեսային կերպով կը հակազդեն միայն իր այդ մասին ըսածներուն: Ուղղակի՝ այդ նիւթը մէկդի կը դնեն, երբ որ իր հետ են:
Մինչ ինք, որպէս այդտեղ ապրող անձ, կ’ակընկալէ որ այստեղի, գոնէ այդ տեսակի հայերը՝ բա՛ն մը ըսեն այդ մասին. հարցնեն, հետաքրքրուին, բովանդակալից զրոյց տեղի ունենայ: Բայց… չէ: Այստեղի իր ծանօթներն ու ընկերները, մինչդեռ իրենց լման կեանքերու ընթացքին ազգային հարցերով զբաղուած, ազգային գործունէութիւն ունեցած մարդիկ, այդ նիւթը՝ չեն բանար իսկ: Իսկ երբ որ ինք այդ մասին խօսի, կարճի կը կապեն, կ’անցին ուրիշ նիւթի…
Մարդը, իսկապէս զայրացած (թէեւ արագ ջղայնացող անձ է), չէ՛ր հասկանար: Թէ՝ ինչո՞ւ այդպէս էր: Ինչպէ’ս կ’ըլլայ որ այդպէս է, այդպիսի՝ ազգային գիտակցութեան տէր շրջանակի մը մէջ իսկ:
Ես ալ չէի կարողանար համոզիչ բացատրութիւն մը գտնել: Թէպէտ այդքան ալ հեռու չէի այլեւս նիւթի առարկայ իրականութենէն, գոնէ վերջին մի քանի տարիներուն, բայց ես ալ տակաւին բաւարար բացատրութիւն մը չունէի, թէ ինչո՞ւ այդպէս դարձած էին Աւանդական Սփիւռքի այդ ազգասէր անձերը, համայնքային գործիչները:
* * *
Հիմա, լրիւ հասկցայ:
Դասական Սփիւռքի այդ բանիմաց եւ փորձառու հայերը, փաստօրէն ինծմէ աւելի խելացի ըլլալով, տարիներ առաջ արդէն հասկցած էին որ՝ Հայաստան-մայաստան, չկայ…
Այսինքն հա, այդպիսի բան մը կայ, եւ իրենք բոլորն ալ իրենց պարտականութիւնները կը շարունակեն կատարել այդ ուղղութեամբ, բայց… ոչ աւելի:
Քանի որ, յատկապէս որոշ պարագաներու՝ պատրանքները, ինքնախաբէութիւնը, չափազանցեալ վիպապաշտութիւնն ու անհիմն երազանքները, վատառողջ բաներ են: Որոշ պահէ մը ետք, հիւանդագին կը դառնան:
Ինչպէս որ, օրինակի համար՝ մեռելին մասին տեւաբար խօսիլը, մահի հաստատումէն տարինե՜ր ետք: Ոնց որ, տակաւին նա ողջ լինի…
* * *
Իմ պարագայիս, Հայաստանի կապակցութեամբ, ես ալ ուրեմն այդ վիճակին վերջապէս հասայ:
Սակայն միայն՝ Արցախի կորուստէն ետք:
Քանի որ ես ալ, որոշ ժամանակէ մը ետք, արդէն շատ յոյսեր չունէի՝ Հայաստանի առնչութեամբ: Բայց իշտէ… Արցախը կար… Մխիթարութիւն մըն էր:
Արցախն էր նաեւ՝ վերջին յոյսը:
Եւ շնորհիւ Արցախին, մինչեւ այն ատեն որ Արցախը՝ կար, Հայաստանը դեռ մեռած չէր: Տակաւին կարելի էր զայն փրկել:
Այդ յոյսին կառչած, շարունակեցի ուրեմն հաւատալ որ՝ Հայաստանը կայ: Որ Հայ Ազգին համար, հայկական հողի վրայ, ամէն բան ամբողջովին չէ վերջացած:
Հաւատացի որ՝ դիակը, դեռ ողջ է: Թաղումը հարկաւոր էր, որպէսզի այդ ցնորական պատրանքը փարատի:
Իսկ թաղումը, Արցախի անհետացումը եղաւ:
* * *
Հիմա, ամբողջացաւ ուրեմն կորուստը: Ամբողջ Աշխարհի մը մահը: Կը սկսին Սուգի եօթը հանգրուանները: Ու անկէ ետք, դեռ ութերորդը…
Այդ հանգրուաններէն որեւէ մէկը, ներառեալ վերջինը, բնաւ չ’անհետացներ՝ վիշտը: Այլ պարզապէս կը սորվիս ապրիլ, այդ մնայուն ցաւին հետ: Մշտական դատարկութիւն մը՝ հոգիիդ խորքը:
Կորուստին հետ «հաշտուիլ»ն ալ, ճիշդ բառը չէ: Նիւթէն դուրս է: Անկարելի է հաշտուիլ: Կարող ես միայն վարժուիլ տառապանքին, զայն բաւարար չափով տնօրինել, որպէսզի կարենաս քո կեանքը շարունակել:
Մոռանալու հարց ալ չկայ ուրեմն, երբէք: Ինչպէս որ կորուստի ցաւը, կորածի յիշատակն ալ նոյնպէս՝ կը պահես քո մէջ: Ցմահ:
Բայց ուրիշների հետ, հետզհետէ… նուազ կը խօսիս կորածի մասին:
Նոյնիսկ սգակիցների հետ, այդ նիւթը մէկդի կը դրուի: Ամէն մարդ կը ձեւացնէ որ մեռեալը դեռ ողջ է: Կամ, մէկը պարզապէս չուզէր միւսին յիշեցնել որ այդ անձը՝ չկայ:
Եթէ այսպէս չընես, մէկ հատիկ սիրելի մը որ արդէն մեռնի, դուն ալ՝ իր հետը կը մեռնիս:
Ալ ուր մնաց, երբ որ խօսքը՝ ամբո՜ղջ Աշխարհի մը մասին է…
Կորած Երկիր…
Նորէն՝ կորած… Պահ մը նորէն կեանք առած, ապա դարձեալ անէացած, գացած ու միացած մեր այդ միւս, մնացեալ Կորած Երկրին…
Մինչդեռ պահ մը երազեցինք, որքա՛ն հաւատացինք, թէ մեր այդ մէկ մասնիկին վերակենդանացման հրաշքը, մեր ամբոջական Յարութեան նախաբանն էր…
Սակայն փաստօրէն, հոգեվարքի աւարտին, մեռեալի վերջին ցնցումն էր միայն:
* * *
Հոգեւոր Հաւատքը իսկ անզօր է, այս պարագային:
Մեղանչելու հարց չկայ, երբէք: Ինչպէս միշտ, Աստուած առաւելագոյն չափով օգնեց մեզի: Մե՛նք է, հիմնականօրէն՝ մենք, որ այս ծայրագոյն Ողբերգութիւնը բերեցինք մեր գլխին:
Սակայն այստեղ է, հոգեւորական մակարդակի վրայ, միակ էական տարբերութիւնը՝ մահացած հարազատի մը եւ կորսուած Արցախին միջեւ:
Երբ որ կորսուածը ինքնին դրախտ էր, ո՞ւր կրնայ երթալ, անկէ ետք: Կորած Դրախտը՝ ո՞ւր կ’երթայ…
Կամ էլ, մեր աշխարհիկ մահէն ետք, մենք երկնային Շուշի՞ պիտի երթանք…
Ի Վերի՜ն Երուսաղեմ…
Բայց եթէ նոյն ուղղութեամբ մտածենք, նկատի ունենալով թէ՝ որոնց ձեռքն է հիմա Արցախը, թէ ով է որ դարձեալ տիրացաւ մեր Շուշիին, ապա… հիմա դժոխքի մէջ է, մեր այդ ամբողջ Կորսուած Երկիրը: Միացած՝ Արեւմտեան Հայաստանի նահանգներուն, Կիլիկիոյ մեր շքեղ քաղաքներուն… Խաւարներու մէջ, բոլորը… Սադայելական դեւերուն ձեռքը…
* * *
Ուրեմն հիմա վերջապէս հասկցանք, Գէորգ: Հասկցանք թէ՝ ինչո՞ւ, Դասական Սփիւռքի մեր ազգասէր շրջանակներուն մէջ, մեր գաղափարական համախոհներէն շատեր, տարիներէ ի վեր արդէն, այլեւս չէին խօսիր անգամ Հայաստանի մասին:
Քանի որ անոնք, գոնէ ինծմէ առաջ հասկցած էին կացութիւնը: Ընդունած էին իրականութիւնը:
Ուրեմն եթէ շատ չէին խօսիր Հայաստանի մասին, պատճառը՝ փափկանկատութիւնն էր: Ամօթխածութիւնը:
Քանի որ, որոշ ժամանակէ մը ետք, անյարմար է, անպատեհ ու անպատշաճ է հանրային կերպով շատ խօսիլ՝ մեռածին մասին: Այդ նիւթը կը դառնայ՝ զուտ սեփական: Ամէն մարդ այլեւս ինքն իր մէջ կ’ապրի իր ցաւը, իր ձեւով, եւ ողբացեալին վերաբերեալ իր մասնայատուկ յիշատակներով:
Արցախի եւ հազարաւոր երեխաների կորուստէն, առաւել՝ Հայաստանի մէջ թրքական զօրքերու ներխուժումէն առաջ, այդ յստակատես մարդիկը, արդէն հասէ՜ր եւ լրացուցէր էին վերեւ պարզուած՝ Ութներորդ Հանգրուանը:
Մինչդեռ մենք, այս ամէն – մեզի համար՝ ոչ իսկ երեւակայելի – կորուստներէն ետք, դեռ… Առաջին Հանգրուանի մէջ իսկ, չենք:
Սպասում ենք որ նախ, հըլա լրիւ ամբողջանայ Կուրուստը, յանգումի հասնի Անէացումը… Հայ Ազգի թաղումը՝ հայկական հողերու վրայ: Որոնց մնացորդին վրայէն տակաւին, մինչեւ այս օրերը իսկ, կը հաւաքուին մեր նահատակներու աճիւնների մնացորդը:
* * *
Ոհ, մի բան էլ…
Եթէ արդէն անպատշաճ է մեռնողին մասին շատ խօսիլը, անհամեմատօրէն աւելի ծածկելիք, չխօսելիք, արգիլեալ, լուռ ու թաքուն պահելու նիւթ է՝ ինքնասպանութեամբ կորածը:
Il ne reste que 6 mois jusqu’à la date des prochaines élections législatives en «Arménie Réelle».
À ce jour, ni Kotcharyan ni Sargsyan, les anciens présidents de la lugubre bourgade concernée, n’ont clairement annoncé qu’ils ne seront pas candidats.
Sargsyan joue le flou. C’est son style. Genre sphinx taquin. Si le sphinx avait été lent d’esprit, et avait pris sa merveilleuse posture pour masquer cela, pour faire semblant qu’il est en état de mystérieuse réflexion.
En tout cas, pour le troisième presidento de la république abricotière en question, on a bien vu ce qu’il en a résulté au bout du compte…
Si ça se trouve, sa motivation fondamentale pour ne pas se retirer, c’est pour réduire – s’il en est! – les chances de Kotcharian de revenir sur le devant de la scène politique.
C’est comme ça, entre ses deux. Une rivalité de villageois mesquins, obtus. À présent usés, isolés et impuissants, mais toujours forcenés. Bon pied, bon œil – lorsqu’il s’agit d’embêter tout le monde – .
Ça suffit, allez. Au dodo, les pépères !
Mais non, rien n’y fait… Ils ne veulent écouter personne. Ils ne se mettent pas à l’écart. Ils ne veulent pas comprendre que leur temps est fini. Ils ne veulent pas reconnaître cette évidence, probablement parce qu’il a très, très mal fini, leur temps. Et ils croient donc qu’ils pourraient encore se rattraper. (Dans ce sens, c’est tout à fait le même problème aussi, avec Pashinyan. Mais lui il n’est pas si vieux, et il peut encore pratiquer la fuite en avant, pendant un certain temps… Même si en avant, il ne reste plus que d’autres gouffres et abîmes…)
Alors, à tout le moins, Sargsyan laisse planer le doute.
Mais Kotcharian, lui, est très clair jusqu’ici. Il clame véhémentement, à qui voudrait peut-être l’entendre, qu’il serait le mieux placé pour (re)prendre les choses en main.
Entre autres symptômes de rupture mentale avec la réalité, il ne semble pas s’apercevoir à quel point il est fini. Même son soi-disant copain Poutine l’a laissé tomber, depuis belle lurette. Pour lui préférer déjà, tous comptes fait, un Pachinyan; auquel ledit tsar de pacotille s’est parfaitement adapté, et qu’il manipule plus aisément que tous ses prédécesseurs au poste de préfet de cet avant-poste russe. Lequel est certes réduit en ruines, mais lui servira encore de marchepied commercial. Il s’en sert déjà, copieusement, comme moyen facile de contournement des sanctions économiques de l’Occident. Il saura aussi se servir et profiter goulûment du corridor turc transperçant le Sunik.
* * *
Je n’ai jamais été un fan de Sargsyan.
En tout temps c’était un mou, un être fatigué de naissance, lymphatique, qui n’avait pas le dynamisme nécessaire pour prendre le gouvernail de cette épave de pays voulant se faire passer pour un paquebot. Peu de temps après sa prise du pouvoir, en fait, lui-même est devenu complètement une épave.
Et dès 2009, avec sa signature sous le préambule du traité de paix prématuré avec la Turquie, il est devenu clair que c’était un dangereux charlatan.
Mais depuis les dernières années, il est particulièrement difficile de supporter ses éructations – ainsi que celui de ses supporters -, à l’égard des conséquences désastreuses de «2018».
Certes, en dépit des vaines circonvolutions cérébrales de ceux qui veulent mettre tout le monde dans le même sac, le fait est que le «responsable no 1» de la perte de l’Artsakh et de milliers de vie, plus l’invasion militaire de la Turquie en Arménie même, c’est Pashinyan. J’ai mis «responsable no 1» entre guillemets, car c’est une citation textuelle. Ce sont ses propres paroles. Exprimées publiquement, à plusieurs reprises, après le dénouement catastrophique de la dernière guerre de l’Artsakh.
Mais c’est que Sargsyan, lui, n’as sûrement pas le droit d’invoquer ce fait contre Pashinyan.
Car c’est ledit Sargsyan lui-même qui est directement responsable de la réussite du coup d’État survenu à Yérévan, lors du printemps tragique de ladite année. (On avait «1915», maintenant on a aussi «2018»… Il faut utiliser ces formules pudiques et se retenir, ne pas en dire plus, ne pas expliciter les catastrophes en cause; afin de ne pas énerver les Turcs dans le premier cas, et les fanas de Pashinyan, dans le second. Alors, why not, va pour «2018» !)
C’est Sargsyan qui, en 2007, a permis à Pashinyan d’entrer à l’Assemblée Nationale – en compagnie avec sa bande d’hurluberlus – . C’est Sargsyan qui n’a pas su déceler, pour étouffer dans l’œuf – possiblement sans excès de violence… -, le mouvement d’auto-destruction nationale qui se fomentait dans le pays qu’il dirigeait depuis 10 ans. C’est lui qui a cédé et capitulé aisément, lâchement, devant l’hystérie suicidaire de la rue. Ce sont les députés de son Parti qui ont élu Pashinyan au poste de PM, au sein du parlement. C’est même lui qui a dit, textuellement, «Nikol avait raison».
Alors quoi. Il a laissé venir, il a laissé faire, il s’est débiné juste au bon moment (pour esquiver in extremis le «plan Lavrov»), et lorsque le laboratoire expérimental de l’apprenti-alchimiste Pashinyan a totalement explosé, il retournerait maintenant à ses fonctions ?
Comment appeler le capitulateur qui a capitulé devant le capitulateur avant que ce dernier ne devienne capitulateur… ?
Et dire, que Kotcharian a écrasé dans le feu et le sang la tentative de coup d’État de 2008, afin qu’une telle mauviette puisse prendre sa place sur le siège (de WC) présidentiel de ce semblant de pays, lequel n’a jamais vraiment existé. Cela n’en valait manifestement pas la peine. (Oui, le siège de toilette est n’est pas un acte manqué, mais une allusion délibérée à un certain incident particulièrement répugnant survenu durant le règne de Kotcharian…)
(Mais à propos de 2008, c’est amusant, aussi, de voir Levon Ter-Petrosyan se fâcher périodiquement contre Pachinyan. Alors que c’est lui, LTP, qui – littéralement – a pris cet énergumène désaxé par la main, pour le faire monter sur la scène politique. Lors des événements préalables et consécutifs à l’élection de Sargsyan, qui ont abouti à la tragédie du «1er Mars». Et tout ce que Pashinyan fait à présent, cette entreprise de démolition en règle des fondements nationaux élémentaires de ce qui aurait pu être un État arménien, c’est ce que Ter-Petrosyan rêvait de pouvoir réaliser. Lorsque l’élève dépasse le maître, c’est dur, pour ce dernier. )
* * *
Cependant, j’avoue : jusqu’aux précédentes élections générales dans le village d’hurluberlus en question, j’étais un supporter de Kotcharian. De moins en moins, à compter de sa libération de prison, mais quand même… À la limite, je pouvais encore m’agripper à l’argument du «Moindre Mal»…
Dans le dernier des articles précités, en 2020, je lui suggérais déjà de bien vouloir prendre sa retraite de la politique… Mais je le faisais encore gentiment…
Il est temps à présent que j’enlève les gants, et que je le dise plus clairement : «Kotcharian, de grâce, fous le camp!». Dégage, b….l! Mais va-t-en!, pour l’amour du Ciel, évacue!, sors totalement et complètement de l’arène politique. (Et stp, emmène aussi ton garçon avec toi, à la maison. Il est certes haltérophile, mais il ne fait pas le poids, dans la fosse aux fauves où tu l’as lancé ès qualité de ton mandataire.)
* * *
Si les 2 anciens présidents susmentionnés ne se retirent pas, alors, il ne faudra pas s’étonner que, tous comptes faits, les électeurs de la «ferme des animaux» orwellien en question choisissent de reconduire le régime de leur César révolutionnaire. La masse permanente des abstentionnistes (The Sheep dans le livre susmentionné) se chargeant de faire le reste.
En Juin 2026, si le régime actuel se reproduit de nouveau dans l’«Arménie Réelle« (ce qui est probable, hélas), ça sera en grande partie parce que Kotcharian et Sargsyan auront participé aux élections. Directement ou indirectement.
Dans le cas spécifique de Kotcharian, encore un peu, et on pourrait se demander d’ailleurs s’il ne le fait pas exprès, à cette fin même. Pour que Pashinyan reste. Et ce, sur les instructions de Poutine.
Auquel cas, le dindon de la farce, ce ne sont pas seulement les Arméniens qui croient que Pashinyan va affranchir l’«Arménie Réelle» du joug de la Russie. Ce sont aussi les gouvernants européens anti-Russie qui soutiennent Pashinyan, en croyant que celui-ci va vraiment conduire le piteux radeau de naufragés qu’il dirige vers les Sirènes de l’Occident.
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Le titre de cet article réfère évidement à la chanson de notre inégalable Aznavour. Mais en l’occurrence, pour ce qui est des individus nommément visés, on ne parle sûrement pas de la table de l’amour desservi. Mais plutôt : la table de jeu. Qu’il faut bien que le joueur quitte, lorsqu’il n’a plus de jetons. Parce que ses bluffs ne fonctionnent pas.
Malheureusement, ce n’est pas avec leurs jetons personnels qu’ils ont joué, tous. Mais avec la vie des autres, les terres arméniennes, le sort de l’État et la destinée de la Nation.
Et les ennemis des Arméniens ont raflé la mise. En ricanant. Mais eux, ils continuent la partie avec les dirigeants actuels de ce pathétique patelin. En leur imposant à présent un jeu de strip-poker. Puisqu’ils n’ont plus de jetons, mais ils ont encore leurs vêtements, sous-vêtements et chaussettes. Il y en a même un qui a un béret. Alors, ça peut continuer encore longtemps, ce jeu d’effeuillage unilatéral.
Heureusement pour Pashinyan et ses acolytes, ils ne connaissent pas la honte, ni la décence. Pas plus qu’ils n’ont le moindre sens de la dignité.
Haytoug Chamlian
12 Décembre 2025
P.S. La FRA-«Arménie» (= la succursale spéciale des hayasdantsis de ce Parti), a non seulement élu Pashinyan au poste de PM, à l’assemblée Nationale, en 2008, mais elle a également servi dans son premier gouvernement. Celui qui était le chef du caucus parlementaire de ce parti, durant cette époque d’étroite collaboration pashinyaniste, est à présent le président du Bureau Central.
Et ce Parti, sous cette direction, est censé être une composante de l’Opposition… ?
Quoi qu’il en soit, en tout état de cause, ce Parti vénérable, qui vient de fêter son 135ième anniversaire si je ne m’abuse, doit couper tous ses liens avec le «deuxième président» de mes deux. Au plus vite. C’est déjà trop tard sur le plan pratique, mais au moins, ça permettra aux vrais tashnags de respirer un peu.
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