Le Miracle de «2018»

Dans un article précédent, intitulé «Lorsque la désunion fait la force», j’avais vanté les bienfaits de l’absence d’unification dans le monde des Arméniens.

De l’eau a coulé sous les ponts, depuis. C’est toujours comme ça, du moment que l’on reste en vie, dans la présente vie. Les Arabes ont de superbes dictons, dont celui-ci : «vis beaucoup, tu verras beaucoup». J’en connais très bien la version originale – avec la bonne prononciation -, que je me murmure très souvent dans ma vie. Mais je ne l’ajouterai pas ici, comme le font certains Français d’origine arménienne qui ne comprennent pas vraiment l’arménien, mais qui en font des traductions souvent erronées en Français, en y balançant un mot plus ou moins en arménien – en caractères latins mais en italique, pour donner le change, pour faire illuse… – On ne voit ça qu’en français, soit-dit en passant, car les Anglais et les Américains s’en foutent des Arméniens, incluant leur langue moribonde).

À la lumière de ce dicton arabe, un élément du contenu de mon susdit article du passé que je pourrais réviser avec plaisir, à présent, c’est par la constatation que somme toute, à ce stade-ci, les épreuves fatidiques que les Arméniens traversent depuis 8 ans aura créé plus d’union, que de division.

Puisque le Génocide, pour cacher ce mot que nous ne saurions voir (pour ne point énerver les Turcs) est devenu “1915”, alors, que le déclenchement de la joyeuse auto-destruction des Arméniens soit désormais désigné par «2018». Avec la même pudeur, le même laconisme magnanime. La même élégante prévoyance envers les auteurs de l’acte génocidaire des Turcs, pour «1915», exercée en l’occurrence, par la désignation «2018», envers les auteurs, participants et supporters arméniens du suicide national arménien, sur le sol arménien.

Mais il y a du bon, dans ce qui est ainsi survenu…

La polarisation engendrée par 2018, et par la suite continuellement fomentée, entretenue et alimentée par le régime infernal qui en a résulté, a  permis d’opérer – en parallèle avec le nettoyage ethnique en Artsakh – un certain nettoyage hygiénique interne, dans le monde arménien. Un lavement abondant, certes malodorant et dégoûtant, mais cependant thérapeutique – voire vital – pour la santé à long terme de l’organisme principal.

Des masques sont tombés. Les niveaux réels de culture et de connaissances, voire d’intelligence, se sont révélés au grand jour. Les efforts de diplomatie à l’interne, exercés (inutilement) par ceux et celles pour qui les Arméniens ne sont pas seulement qu’un peuple, mais aussi une nation – dans le sens élémentaire de ce terme et concept – , a pris fin.

Ouf! Les choses sont devenues plus claires. Les Arméniens authentiques, ceux et celles qui n’ont jamais perdu leur identité originelle en voulant se faire passer pour quelqu’un d’autre, ont intégré leur camp originel. Ils ne perdront plus de temps ni ne gaspilleront leur intellect, leur temps et leurs forces pour tenter, en vain, de trouver un terrain d’entente – voire simplement d’un dialogue réel – avec… les autres Arméniens. Voilà donc un effet bénéfique de 2018.

Mais cela va plus loin encore. Au-delà du retour au bercail, de la fin des efforts inutiles, de la rupture intégrale avec toute personne toxique portant par hasard un nom arménien. Car tout cela, c’est au niveau individuel, ça se situe sur les plans personnel, social, familial, communautaire.

Cependant, dans un sens plus large et profond, grâce à «2018», un phénomène d’union nationale sans précédent s’est établi dans le Monde Arménien.

Ni «1915», ni la fondation de la République d’Arménie en 1918, n’avaient jamais engendré une telle chose. Pour ce qui est du second événement, ce fut même tout le contraire !

Et voilà donc le miracle de «2018»! Parachevé, comme il se doit, par l’Église.

En effet, le processus d’épuration (ce vaste lavement salutaire) amorcé  en 2018 à Yerevan a abouti à des alliances inespérées, qui ont atteint leur point de culmination grâce à l’assaut lancé par le gouvernement de l’Arménie contre l’Église des Arméniens.

Des alliances entre des Arméniens qui, pendant longtemps, sur plusieurs générations, n’étaient pas du même bord. Pour le moins dire… Car ces conflits internes ont mené aussi à des épisodes d’actes fratricides.

Il s’est ainsi opéré une union, une unification entre Arméniens, que l’on ne pouvait imaginer il y a 40 ans, 50 ans, 80 ans…

En Diaspora, excepté l’un seul des trois partis traditionnels (lequel de toute façon n’existait plus depuis longtemps, ne donnant signe de vie que par des communiqués insipides pondus par et pour les mêmes 2-3 individus), les deux autres,  ayant résisté et survécu au passage du temps et aux changements des époques, ont établis des points de réconciliation, de conciliation, inouïs. Sans précédent. Une jonction  nationale, carrément.

Si l’on prend en compte le fait que les hentchaks s’étaient originellement fusionnés dans la FRA (nommée alors Fédération DES Révolutionnaires Arméniens – Kevork Tchavoush était initialement un hentchak, pour ne citer que cet exemple… -), la coalition actuelle (l’alliance objective, si vous voulez ) entre la FRA et une bonne partie des composantes les plus importantes du Parti Ramgavar, relève d’une unité nationale que l’on croyait impossible, chimérique, inespérée.

Quant à l’UGAB, cette organisation mondiale arménienne qui est devenue à présent le ciment qui scelle l’unité nationale mondiale des Arméniens, les tensions passées entre elle et la FRA – suscitées par la mainmise temporaire des Ramgavars soviétisés sur cet Organisme pourtant apolitique et autonome – n’appartiennent plus qu’à un passé révolu. Comme quoi, le progrès n’est pas toujours une mauvaise chose…

Pour n’oublier personne, soulignons aussi que des anciens de l’ASALA et les milieux auxquels d’aucuns attribuaient des liens avec l’ARA et les JCAG, sont à présent sur la même longueur d’ondes ! Qu’ils pensent notamment à cela aussi, les Turcs qui croient que leur Pashinyan tombé du Ciel (envoyé par leur Allah) serait un cadeau céleste, pour eux. ‘Faudra repasser…

Mais le phénomène de cette unité nationale sans précédent ne se limite pas à la Diaspora.

La levée de boucliers panarménienne, à la rescousse de l’Église Apostolique Arménienne, constitue également, dans d’autres sphères la preuve d’une unité entre Arméniens qui était jusqu’à présent inconcevable.

Il convient à cet égard de mentionner la communion entre les deux Catholicossats.

Car dans la logique de concurrence et de rivalité qui a prévalu pendant 70 ans lors de l’URSS (et même par la suite, le paternel idéologique de Pashinyan, Der Bedrossian, ayant réussi à obtenir la défection de Karekine I vers Yerevan), le Catholicossat de Cilicie aurait eu intérêt à se joindre au régime Pachinyan dans la campagne de démolition de celui-ci contre le Catholicossat d’Etchmiadzine. Or, cela n’a été nullement le cas. Que ce soit en Arménie ou en Diaspora, les quelques membres épars du clergé  qui auront choisie la voie de l’acoquinement avec des mécréants, de l’hérésie  et de la violation de leur serment ecclésiastique, sont tous des servants d’Etchmiadzine. À part ces quelques judas en herbe anecdotiques, le regroupement autour de l’Église Arménienne s’est dûment établi, par Etchmiadzine et par  Antélias. Et ce, tant au niveau des instances spirituelles de ces Catholicossats que de leurs administrateurs civils (liés aux organisations politiques arméniennes majeures de la Diaspora et leurs vastes organisations affiliées ou collatérales)

Sur le plan spirituel, au-delà de cette union entre les deux branches de l’Église Apostolique Arménienne, leurs serviteurs civils et leurs fidèles, la défense mondiale de l’Église Apostolique Arménienne, contre les agressions innommables à l’encontre de cette Institution Nationale, regroupe également des Arméniens catholiques, protestants, évangélistes (qui ont bien compris que la cible ultime n’est pas le Catholicos, mais la Foi chrétienne).

Même certains Arméniens athées ont su comprendre que les attaques contre l’Église Nationale des Arméniens ne peuvent que causer un grave préjudice à tous les Arméniens. D’autant plus qu’elles s’inscrivent dans un contexte plus vaste de tentative de destruction de toutes les valeurs fondamentales (et fondatrices) de la collectivité nationale universelle des Arméniens. Ajoutons encore dans cette union des hommes et femmes d’affaires, des entrepreneurs & cie. Ceux-ci aussi, s’ils avaient réfléchi avec leur portefeuille et leurs projections comptables corporatives,  auraient eu  intérêt à se joindre à un régime mercantile autocratique, composé de commerçants ratés et de  marchands malhabiles déguisés en dirigeants politiques, disposés à tout brader pour conserver leurs sièges et qui, au lieu de provoquer les Turcs avec  «l’Artsakh c’est l’Arménie» de leur gourou désaxé, relevant d’une tactique insensée  de marchandage de souk,  alors qu’ils n’avaient nullement les moyens d’en assumer les conséquences tragiques, ont fini par se réfugier – avec leurs salaires gras, leurs comptes de frais étendus, et leurs primes généreusement auto-versées (les bakshishs, co-actionariats et autres commissions en sus) dans le mantra «l‘Arménie c’est du Bizness», point barre!

Mais en dépit de cela, les businessmen de haut niveau (pas les pathétiques aspirants à ce statut), tant en Arménie qu’en Diaspora, se sont regroupés autour de l’Église Arménienne. 

Dans le même ordre d’idées, je me suis laissé dire qu’il y aurait même des avocats Arméniens – en Arménie et en Diaspora- qui, au lieu de penser aux bonnes affaires juteuses – plus, possiblement, divers postes et fonctions que le régime en Arménie pourrait bien leur octroyer (comme on lance un os à un chiot) -,  s’insurgent véhémentement contre les assaillants Arméniens de l’Église Arménienne. L’Armenian Bar Association, un organisme international regroupant des avocats et avocates d’origine arménienne dans de nombreux pays,  a même fermement  condamné les attaques contre l’Église en Arménie, sous ses diverses formes – dont la persécution du Catholicos et de nombreux autres membres du clergé, ainsi que leurs proches -.

Mais somme toute, la réalité  le plus fondamentale de cette unité actuelle, sans précédent dans le monde arménien, se rapporte à une jonction inouïe entre la Diaspora et l’Arménie.

Vous vous rendez compte?, Levon Ter-Bedrossian et la FRA, sont à présent – et depuis un bout de temps déjà – sur la même longueur d’ondes ! Depuis 5 ans, les déclarations du Premier Président et de son Congrès et celles de la FRA, sont quasiment interposables !

Peu importe qui sont les individus qui représentent l’Institution de l’Église Arménienne, de l’Église des Arméniens – quels qu’ils soient – , les Arméniens savent tous, mieux que quiconque, que la Foi est un combat universel permanent contre Satan – qui a même tenté de tenter Le Christ – . Et qu’en tout cas, l’existence humaine est éphémère, transitoire, en ce bas-monde.

Cette union nationale, pan-arménienne, mondiale des Arméniens, consolidée en raison des attaques contre leur Église originelle, relève du miracle.

Alors Vade Retro, satana.

Et suite à la énième crucifixion en cours de la nation arménienne, on peut encore espérer que la Résurrection aura lieu. Cette fois-ci encore.

Haytoug Chamlian

P.S. Pashinyan et al. versus L’Église Arménienne

«մինչ իր խաչերն են՝ դաշո՛յն»

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3 տարիներ ետք՝ հաշուեյարդար

Հայոց Վերջին Աղէտի աւարտէն երեք տարիներ անց՝ լրացուցիչ հաշուեյարդար:

Արցախի կապակցութեամբ, բոլոր հայերուն համար – ներառեալ արցախցիները -, 2018-2023ի Հայոց Աղէտին բերած կորուստները՝ 3 կարգի են:

1. Ազգային-գաղափարական:

2. Նիւթական-անձնական:

3. Մարդկային (կեանքի կորուստ):

Միմիայն 3րդ է՝ իսկական կուրուստը:

* * *

1.-ը, տառացիօրէն, կորուստ չէ: Քանզի չես կրնար կորսնցնել բան մը, զորս արդէն չունէիր, չկար:

Եւ այդպիսի բան, ի միջի այլոց՝ Արցախի մէջ իսկ, արդէն վաբշե գոյութիւն չունէր: Կենսական չափով՝ չկար, Ազատագրական Պատերազմի աւարտէն սկսեալ եւ ի վեր: Ազգային միտքն ու ոգին այդտեղ թաղուած էին՝ սոյն Պատերազմի նահատակներուն հետ միասին:

Այն շատ քիչերը որ, անկէ ետք, այդտեղ պահած էին ազգային գիտակցութիւն, նուիրում եւ հաւատք, կը պատկանին՝ 3rt կարգին, Ատուած լուսաւորէ իրենց հոգիները:

ՀՀի մէջ, հիմնականօրէն նոյնն էր՝ նշեալ ազգային, էական դատարկութիւնը: Իսկ Սփիւռքի մէջ ալ, 1980ական թուականներու վերջաւորութենէն սկսեալ, ազգային հաւատքը – եւ մանաւանդ գործնական յանձնառութիւնը – հետզհետէ դարձած էին անբաւարար, մինչեւ որ գրեթէ լման անհետացան: Դատարկուեցան բովանդակութենէ, անջատուեցան գործունէութենէ, դարձան միայն ձեւական, մակերեսային:

Եթէ այս ամէնը չհանդիսանար՝ իրականութիւնը, ապա արդէն Հայոց վերջին – եւ վերջնական – Աղէտը, տեղի չէր ունենար:

* * *

. 2.ի պարագային, այն արցախցիին համար որ անմիջական հարազատ մը չկորսնցուց (զաւակ, հայր, եղբայր, ամուսին), ոչ միայն կորուստի զգացում կամ ցաւ չի մնար, այլ աւելին՝ ան կը սկսի անդրադառնալ որ՝ իր անհատական, անձնական կեանքը… բարելաւուեցա՛ւ: Այլազան առումներով:

Մնացեալը խղճի հարց կրնար ըլալ, սակայն այդ ալ շատ հազուադէպ է, արդի ժամանակներուն:

Հայաստանցիին եւ Սփիւռքահային համար, եթէ երբեւիցէ կորուստի իսկական ապրումներ ունեցան, Աղէտին յաջորդած ժամանակի անցումով, արդէն չի մնաց որեւէ այդպիսի բան:

Կրակը ինկած տեղը կ’այրէ միայն: Եւ այդ վէրքն է միայն որ երբեք չի բուժուիր, չի սպիանար:

* * *

. վերոնշեալ 3րդն է ուրեմն միակ կորուստը, միակ իսկական կամ տեւական ցաւը:

Սակայն այդ՝ կը վաբերի միայն մահացողին ամենաանմիջական, առաջին գիծի հարազատներուն: Զաւակ, ծնող, մեծ-ծնող, հարազատ քոյր-եղբայր, կողակից:

Մնացեալ բոլորը – ներառեալ ընտանիքի մնացեալ անդամները- հեշտօրէն կը «հաշտուին» այդ կորուստին հետ: Ոմանք նոյնիսկ կարող են մխիթարուիլ, մտածելով որ – ինչ լա՜ւ, իրենք բախտը ունեցան այդ բնոյթի կորուստ չունենալու – :

Մինչեւ իսկ վերապրող արցախցիներէն շատերը իրենք զիրենք կը քաջալերեն, որ՝ իրենց անձնական, անհատական , կեանքը լաւացաւ, շեշտակի կերպով բարելաւուեցաւ, 2023էն ի վեր:

* * *

Այս է, հաստատ իրականութիւնը:

Մնացեալը՝ պլա-պլա է: Այսուհետեւ աւելի քան եբրեք՝ պարապ, սին ու անիմաստ:

* * *

Եւ հիմա որոշ հայերու համար, իրենց ներկայիս այսպէս կոչուած «Հայաստանը» բաւարար է։ Գոհ ե՜ն, դրանով։ Մինչդեռ այդ անունը կրող այդ ահեթեթ տարածքը այլեւս ոչինչ է, բացի ծայրագոյն խորհրդանիշը ՝ Պարտութեան, Ամօթի, եւ փաստը՝ Հայ Ազգի անէացման բոլոր ծրագիրներու վերջնական իրագործումին:

Գոյութիւն ունի՝ «առանց պետութեան ազգերու» յղացք մը:

Սակայն հայերը, ինչպէս միշտ, այդ առումով եւս՝ բացառիկ են։ Անոնք երբեք իրական կամ դիմացկուն պետութիւն չեն ունեցած, բայց նաև երբեք չկարողացան դառնալ ազգ։

Իսկ այն ինչ կը վերաբերի այդ կարծեցեալ երկրի պայծառ առևտրական ապագային, տնտեսական վերելքին, այս բոլոր փառահեղ երազանքներուն որոնցմով այդքան հիացած, գրգռուած են որոշ գործարարներ եւ իրենց շահագրգռուած ​​​​շրջապատերը, մեջբերենք միայն Ժան Ժօրեսի այս խոսքերը՝ «մարդկութիւնը այլևս չի կրնար ապրիլ, մինչ իր նկուղին մէջ կայ՝ ժողովուրդի մը դիակը»։

Սակայն հիմա այդ դիակը կը գտնուի նկուղին մէջ՝ այդ «Իրական Հայաստան»ին, զորս ցած մակարդակի փողոցային շուկայի վաճառականներ, անճարակ խաբեբաներ, յանձինս այդտեղի բոպիկ ղեկավարներուն եւ իրենց համակիրներուն, կ’ուզեն մնացեալներուս ծախել:

Բայց դեռ աւելին:

Որովհետև Ժորեսը կ’ակնարկէր 1895-96ի համիտեան կոտորածներուն:

Ներկայի «Հայ»աստանի նկուղին մէջ կան նաև՝ 1907-1909, 1915-21, 1988-1992, 1920-23 ժամանակամիջոցներուն զոհաբերուած հայերու դիակները…

Հոյակապ հիմքեր, հա՞, ապագայ կառուցելու համար…

Բայց արդէն սա նկուղ իսկ չէ, դարձաւ բացառեալ գերեզմանոց: Թաղումի հանրային փոս, լրիւ լեցուած, մինչեւ ծայր խճողուած: Տունն ալ այլեւս տուն չէ, այլ՝ կոթողային դամբարան:

Ուրեմն, այդ զուարթ տուն-գերեզնմանատան խոհանոցին եւ ճաշասենեակին մէջ՝ երգեցէ՜ք, պարեցէ՜ք, խմեցէք եւ խո՛զացէք, անհոգ ու անզգամ տիկնայք եւ պարոնայք: Բարի ախորժա՛կ:

* * *

Այդ տեսակի հաերէն անոնք որոնք կը կարծեն թէ զիս անձնապէս կը «ճանչնան», թող բարեհաճին մեյ մըն ալ իմ հետս չխօսիլ, չհաղորդակցիլ: Եթէ պատահմամբ իրարու հանդիպինք, խնդիր չկայ, ես կը մեկնիմ, կը ձգեմ կ’երթամ:

Կեանքը շատ կարճ է, այս աշխարհին մէջ: Իմ մօտիկ սիրելիներուս քանակն ու որակը ինծի համար աւելի քան բաւարար են, մինչև իմ երկրային ճամբորդութեանս աւարտը։

Աւելին, ես նաև առանաձնաշղնորհը ունիմ երբեմն շփուլու, խօսակցելու, անգին պահեր անցկացնելու՝ ուրուականներու, ոգիներու հետ։ Հիմնականօրէն գիշերային երազներուս մէջ, բայց նաև երբեմն ցերեկը, մտքերուս մէջ:

Այս մտերիմ ուրուականները անկասկած աւելի ողջ, աւելի կենդանի են, քան թէ տակաւին այստեղ, վարը ապրող շատ մը էակներ։ Եւ անհամեմատօրէն՝ աւելի հաճելի, աւելի օգտակար եւ հետաքրքրական, լիովին արժանի իմ ժամանակիս, ուշադրութեանս եւ վստահութեանս:

Հայդուկ Շամլեան

08 Փետրուար 2026

Ֆրանսերէն տարբերակ՝ https://haytougchamlian.home.blog/2026/02/08/3-ans-apres-le-bilan/

«they are not ghosts they are manifests» (John River)

. Սփիւռք
Հայկական Հարց
«ՀըԴաՀի՜ւն »
ԼիւնՏիւնՊէ
Դէպի Երկի՛ր
Ի Յուշ
Շ…

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3 ans après : le bilan.

3 ans après l’Ultime Catastrophe des Arméniens : le bilan.

Concernant l’Artsakh, pour tous les Arméniens, y compris les habitants de l’Artsakh, les pertes subies de 2018 à 2023 sont de trois ordres.

1. National-idéologique.

2. Matériel et personnel.

3. Humain (perte de vie humaine).

Seule la troisième catégorie constitue une véritable perte.

La première catégorie n’est même pas une perte, à proprement parler. Car on ne peut pas perdre ce que l’on ne possédait déjà pas, ce qui n’existait pas.

Or, une telle chose, entre autres en Artsakh même, n’existait pratiquement pas, depuis la Guerre de Libération. Cela avait été enterré avec les sacrifiés de ladite Guerre.

Par la suite, les rares habitants  qui y étaient dotées d’une conscience nationale, appartiennent à la 3ième catégorie ci-dessus, Dieu ait leurs âmes.

En République d’Arménie, idem. La situation était fondamentalement la même, à savoir, un vacuum total, essentiel.

Et au sein de la diaspora aussi, depuis la fin des années 1980, le constat était le même : la foi – et surtout l’engagement tangible -, sur le plan national, était devenu  de plus en plus insuffisant, et au bout du compte : illusoire. Une façade seulement

Si tout cela n’avait pas été la réalité, la dernière Catastrophe ne se serait pas produite.

Dans le second cas susmentioné, pour l’habitant de l’Artsakh n’ayant pas perdu un proche immédiat (enfant, père, frère, époux), non seulement, à terme, il ne restera  plus un sentiment de perte ni de la douleur, mais de plus, il commencera même à réaliser que sa vie personnelle s’est améliorée. À tous égards. Objectivement, cela est vrai (le reste n’étant qu’une question de conscience, mais il ne faut pas trop en demander !)

Pour les hayasdantsis et les Arméniens de la diaspora, si jamais ils ont eu un sentiment de perte quelconque dans cette histoire, il n’en sera resté rien du tout, peu de temps après l’immense Débâcle.

Le feu ne brûle que là où il s’abat, dit le dicton Et c’est cette blessure-là,  seulement, qui ne se cicatrice jamais.  

. Le troisième cas est donc celui de la seule perte, de la seule douleur réelle ou durable.

Cependant, cela ne concerne que les parents les plus proches, les parents de première ligne du défunt : enfant, père ou mère, grands-parents,  frère ou sœur, conjoint.

Tous les autres – y compris tous les membres de la famille collatérale – «s’adaptent» facilement et rapidement à cette perte. Ce ne sont pas les doctes dictons qui manquent, non plus, pour justifier l’oubli et l’indifférence que sont les véritables sépultures finales des morts.

En l’occurrence, certains survivants pourraient même se consoler, en se disant qu’ils ont eu la chance, dis-donc, de ne pas avoir subi une telle perte. Beaucoup – y compris donc des Artsakhtsis -, se féliciteront du fait que leur vie personnelle s’est améliorée, considérablement, depuis 2023.

Voilà donc la réalité.

Le reste n’est plus que du blabla. Désormais plus que jamais vain, futile et inutile.

Et pour certains Arméniens, leur soi-disant «Arménie» actuelle leur serait suffisante. Ils en sont contents, satisfaits. Alors que l’endroit dénué de sens qui porte encore ce nom n’est plus que le symbole de la Défaite ultime, de la Honte, de l’achèvement de tous les plans d’anéantissement de la moindre nation arménienne.

Au fait, il existe une notion de «nations sans État». Mais les Arméniens sont hors norme, comme toujours. Ils n’ont jamais eu un État réel ou viable, mais ils n’ont jamais pu devenir une nation non plus.

Et pour ce qui est du radieux avenir commercial, du vaste développent économique, toutes ces glorieuses chimères qui semblent tant réjouir, voire exciter certains hommes d’affaires et leurs entourages corporatifs, financiers et professionnels, il conviendrait d’invoquer ces paroles de Jaurès : «l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné.»

Or, à présent le cadavre en question se trouve dans la cave de l’«Arménie Réelle» que veulent nous vendre les marchands de souk  de bas niveau, les arnaqueurs malhabiles, qui en sont les dirigeants.

Mais bien plus, plus que cela.

Car Jaurès référait seulement aux massacres hamidiens de 1895-96.

Dans la cave de l’Arménie actuelle, s’ajoutent les cadavres des Arméniens sacrifiés de 1907-1909, 1915-21, 1988-1992,1920-23…

Superbe fondations pour bâtir l’avenir, n’est-ce pas… ? Excellent tremplin pour un développement fulgurant vers les cieux, sans nul doute…

Mais c’est que, ce n’est plus une cave, c’est un cimetière. Une fosse commune saturée. Et ce n’est plus une maison, mais un sépulcre.

Alors, dans la cuisine et la salle à manger de cette joyeuse maison-tombeau, chantez, dansez, buvez et  goinfrez-vous donc à votre guise. «Bon appétit messieurs», ferait dire Hugo à  Ruy Blas…

Parmi les Arméniens de ce genre, que ceux qui me «connaissent» personnellement m’accordent au moins la grâce ne plus jamais parler, communiquer avec moi. Si je les croise par hasard, pas de problème, c’est moi qui m’en irai.

La vie est trop courte, dans ce monde. La quantité et la qualité de mes proches me suffisent amplement, jusqu’à la fin de mon parcours terrestre. De plus, j’ai aussi le privilège d’interagir parfois, de parler et de passer des moments formidables avec des fantômes, des esprits. Principalement dans mes rêves nocturnes, mais aussi parfois dans mes pensées durant le jour Ces spectres familiers sont sûrement plus vivants que bien des êtres encore en vie ici-bas. Et incomparablement plus agréables, plus intéressants, méritant mon attention – et dignes de ma confiance – .

02 Février 2026 [publication sciemment retardée sur Armenews, par la Rédaction]

P.S.  Même pour un Arménien dans mon état, le CCAF, s’il devait continuer sa trajectoire exceptionnelle sous la direction de l’équipe «UNIS POUR L’ARMÉNIE», serait alors une rare lueur d’espoir dans les Ténèbres insondables qui ont envahi et submergé le monde des Arméniens. Il permettra de croire encore qu’une certaine diaspora, refusant de se soumettre, de se résigner à la situation, pourrait contribuer à la gestation d’une Arménie non pas prétendument «réelle» (selon la terminologie de ses dirigeants politiques actuels), mais d’une Arménie authentique.

Au moment où j’écris ces lignes, pour le CCAF, cela n’est pas encore établi. Mais je ferai sûrement une prière, avant d’aller me coucher.

Ne vous agitez pas avec des objections d’«ingérence» dans vos élections. Je suis titulaire de la nationalité française, et ce, depuis 61 ans. Par droit de naissance, s’il-vous-plaît.

(De toute façon, l’inégalable Ara Toranian (et s’il n’en reste qu’un, il sera lui-là! – pour rester avec Hugo, entre amis… -) m’a avisé que cet article ne pourra être publié sur Armenews que lundi, par respect du silence électoral à la veille du scrutin. Nous verrons donc à ce moment-là si ma prière aura été exaucée.)

«they are not ghosts they are manifests» (John River)

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Փետրուար 2004-ին, ուրեմն ասկէ տասնըհինգ տարիներ առաջ, հայոց բանակի երիտասարդ սպայ՝ Գուրգեն Մարգարյանը սպաննուեցաւ, մինչ կը քնանար, ազրպէյճանական բանակի անդամ Ռամիլ Սաֆարովին կողմէ:

Երկուքը կը գտնուէին Պուտափեշթ, NATO-ի ուսումնական ծրագրի մը ծիրին մէջ:

Սպանութեան պահուն, հայ զինուորականը կը քնանար ուրեմն , իր սենեակին մէջ: Սաֆարովը զինք անակնկալի բերաւ այդպէս, քունին մէջ, եւ զինք սպանեց անկողինին մէջ, կացինի հարուածներով:

Դիազննութիւնը հաստատեց որ Սաֆարովը տասնըվեց անգամ հարուածած է Մարգարյանի գլխուն, կացինով, մինչեւ որ հայ սպան գլխատուի:

Քանի որ ոճիրը գործադրուած էր Հունգարիոյ մէջ, մարդասպանը դատի ենթարկուեցաւ այդ երկրին մէջ, եւ 2006 թուին, դատապարտուեցաւ ցմահ բանտարկութեան, առանց վաղաժամ ազատագրման կարելիութեան, երեսուն տարիներէ առաջ:

2012 թուին սակայն, Եւրոպական Միութեան անդամ Հունգարիայի իշխանութիւնները ընդունեցին Սաֆարովը ուղարկել Ազրպէյճան, այն պայմանով որ ան այնտեղ ամբողջացնէ իր մնացեալ պատիժը:

Պաքու հասնելուն պէս սակայն, Սաֆարովը ստացաւ՝ նախագահական ներման շնորհում, ռազմական աստիճանի բարձրացում, եւ լայն նպաստներ ու վարձատրութիւններ:

Մինչեւ այսօր, ան ազգային հերոս կը համարուի Ազրպէյճանի մէջ, ուր կը վայելէ շատ հանգստաւէտ կեանք մը, առաւել՝ յարգանք եւ պատիւներ:

Պէտք չէ որ միայն կեդրոնանաք այս ոճիրի մարմնային մանրամասնութիւններուն վրայ, որպէս այդ: Նոյնիսկ յաջորդող անարդարութիւնը էական նիւթը չէ, այս դէպքին մէջ:

Արդարեւ, սպանութիւնը գործադրուեցաւ ծայրագոյն վատութեամբ եւ վայրագութեամբ: Այո, ոճրագործի կանխահաս ազատագրումը ընդվզում եւ զայրոյթ կը յարուցանէ:

Սակայն այս նիւթերուն մէջ, եւ յատկապէս խնդրոյ առարկայ բախումի կապակցութեամբ, այստեղ նոր բան չկայ…

Այն ինչ որ պէտք է ըմբռնենք, մենք հայերս, այս դէպքի կապակցութեամբ, աւելի շուտ՝ այն իմաստալից պատգամն է որ Ազրպէյճանը ուզեց մեզի փոխանցել, այս առիթով, եւս: Անհաշտ վճռակամութեան եւ բացարձակ անգթութեան պատգամ մը, եւ նաեւ զօրութեան, տնտեսական եւ քաղաքական միջազգային ուժի ցուցադրութիւն: Մինչեւ ծայր, մինչեւ վերջ պատերազմի պատգամ մը:

Ցարդ նորագոյն հանդիպումէն ետք, Հայաստանի եւ Ազրպէյճանի արտաքին գործոց նախարարներու միջեւ, հետաքրքրութեամբ կարդացինք պաշտօնական հաղորդագրութիւն մը, ուր մեզի կը բարեհաճին տեղեկացնել թէ պիտի եւ պէտք է որ ժողովուրդները պատրաստեն խաղաղութեան, Արցախի կապակցութեամբ:

Ամէն անգամ որ այդ մասին խօսք տեղի ունենայ, մեր կողմը, ամէն անգամ որ մինչեւ իսկ Հայաստանի այժմու Առաջին Տիկինը մեզի խօսի խաղաղապաշտութեան մասին, հաւանաբար օգտակար կ’ըլլայ որ յիշենք գոնէ Գուրգեն Մարգարյանի սպանութիւնը, Պուտափեշթի մէջ, քունի ընթացքին, կացինով: Եւ մանաւանդ, նկատի ունենանք որ զայն այդպէս սպաննողը, մինչեւ օրս, ազգային հերոս է, իր երկրին մէջ:

Աւելի պարզ խօսելու համար, Գուրգեն Մարգարյանի սպանութիւնը մեզ կը յիշեցնէ հետեւանքները հայերու եւ ազերիներու գոյակցութեան, ինչպէս որ լաւապէս գիտենք արդէն, Արցախի խնդրի ծիրին մէջ:

Ամէն դէպքում, օգտակար կ’ըլլայ որ երբեք յանկարծ քունի չանցնինք, այս նիւթին մէջ եւս: Ալ ուր մնաց երազելը…

Ի դէպ, որ մտածենք… այս ցուցադրական սպանութիւնը տեղի ունեցաւ Փետրուար  2004-ին: Փետրուար… հմմմ…, Սումկայիթի ջարդերու յիշատակումի մեր ամիսը… որոնք տեղի ունեցան Փետրուար 1988-ին:

Երբ որ պատերազմը դեռ չէր սկսած իսկ:

Մ. Հայդուկ Շամլեան

19 Փետրուար 2019

Կացինով, Հայը գլխատելէն ետք
Թուրքը՝ ժամին կը նայի,
դատավարութեան ընթացքին – Եւրոպայի մէջ… –
Ենթա-գրացանկ / Սփիւռք 
Ենթա-գրացանկ / Հայկական Հարց 
Ենթա-գրացանկ / Հըդահիւն 
Ենթա-գրացանկ/ Շուշի...

Ընդհանուր Գրացանկ

Գլխաւոր Մուտք

8-րդ Հանգրուանը

Արցախի կորուստը շատ նման է, համազօր է՝ սիրելի, հարազատ անձի մը մահուան: Եւ այդ ալ՝ յանկարծակի, անսպասելի կեանքի վախճանին:

Արդարեւ, սոյն կորուստին կը վերաբերին՝ հոգեբուժական հանրածանօթ տեսութեան մէջ, սուգի գործընթացի այդ եօթը հանգրուանները [որոմցմէ մի քանի հատը մէկէ աւելի բաղադրիչներ ունին] ՝

   . ցնցում եւ իրականութեան ժխտում
   . ցաւ եւ խղճահարութիւն
   . զայրոյթ եւ սակարկութիւն
   . ընկճախտ,խորհրդածութիւն, եւ առանձնացում
   . կազդուրման սկիզբ
   . ինքնադարմանում եւ յարմարացում
   . ընդունում

Անցեալ տարուայ վերջաւորութեան հաստատուած Հայոց Մեծ Աղէտի պարագային, այդ հանգրուանների դեռ միայն ամենաառաջինին մէջ կը գտնուի, Հայութիւնը:

Ասիկա, անպայման վատ բան մը չէ: Քանզի այդ Աղէտը տակաւին չէ ամբողջացած, չէ հասած իր լրումին: Այնպէս որ, նախընտրելի է Վիշտի վերոգրեալ գործընթացը առաջին փուլին մէջ մնալ, եւ մնացեալը սկսիլ միայն, երբ որ ամէն բան վերջ գտնէ: Որպէսզի, Աղէտին տակաւին յառաջիկայ, պարբերական շարունակութեամբ, ամէն անգամ հարկաւոր չդառնայ ետ ծայրէն ու սկիզբզէն վերսկսիլ բուժումի այդ փորձը:

Ինչպէս որ, սիրելի անձի մը մահուան պարագային, նրա անմիջական մօտիկներուն համար, Սուգի այդ գործընթացը կը սկսի ոչ թէ մահուան օրը, ոչ թէ Տան Կարգի պահին, այլ՝ թաղումէն ետք: Երբ որ միւսները, ոչ-հարազատները, բոլորը կը մեկնին իրենց տուները, կը վերադառնան իրենց գործերուն եւ զբաղումներուն, իրենց կեանքերու սովորական ընթացքին:

* * *

Սակայն վերոյիշեալ մտա-հոգեկան գործընթացէն անդին, դեռ անկէ ետք, այստեղ յայտնաբերենք դեռ յաւելեալ՝ ութերորդ փուլ մը:

Զայն կարելի է կոչել (պառկած «8»ի համապատասխան խորհրդանշանին ներքոյ) ՝ Անհուն Լռութեան հանգրուանը:

Եւ այդ ալ մաս կը կազմէ սերտ նմանութեան, նոյնութեան՝ մտերիմ ու անգին, սիրելի էակի մը մահուան եւ Արցախի կորուստին միջեւ:

Արդարեւ, երբ որ մօտիկ անձ մը մեռնի, անոր մահէն – թաղումէն… – մի քանի ամիսներ անց արդէն, մարդիկ այլեւս չեն խօսիր իր մասին:

Ոմանք, արդէն մոռցած կ’ըլլան ննջեցեալը: Տառացիօրէն՝ զայն կը մոռնան: Իսկապէս, իրենց մտքէն լրիւ դուրս կ’ելլէ, որ այդ մեռած անձը այլեւս այս աշխարհի մէջ չէ: Ասոնց համար արդէն, այդ մասին լռութիւնը՝ սովորական է: Մասնաւոր իմաստ մը չունի:

Սակայն մտերիմ սգաւորն ալ, եւ մի քանի ուրիշներ, ժամանակի ընթացքին հետզհետէ նուազ կը խօսին մեռնողին մասին: Մինչեւ որ այլեւս բնաւ չխօսին:

Սգաւոր հարազատը այդ մասին կը մտածէ, անշուշտ: Այնուհետեւ իր անդառնալի կորուստին տեւական ցաւով կ’ապրի: Վերապրիլ կը փորձէ, գոյատեւել կը սորվի:

Մի քանի ուրիշներն ալ, աւելի հեռաւոր անձեր, գոնէ՝ պարբերաբար, յատուկ առիթներով, ննջեցեալը կը յիշեն, կը մտաբերեն:

Մինչեւ որ հասնի պահը, երբ՝ ամէն մարդ, լռէ:

Այն պահը որմէ ետք, անմիջական սգաւորն ալ, նուազ մօտիկ բայց մարդկային կարեկցութիւն ունեցողներն ալ, այլեւս ուղղակի կը խուսափին՝ մեռնողին մասին խօսելէ:

Եւ ահա այս է՝ անասելի կորուստին վերաբերող Վիշտի գործընթացի տակաւին չճանաչուած, իսկապէս վերջին, ութերորդ հանգրուանը:

Բայց խի՞, այդ Անհուն Լռութիւնը: Որ այս աշխարհի վրայ, իսկական ու վերջնական թաղումն է ննջեցեալին:

Որովհետեւ, ինչ որ ալ ըսես՝ անբաւարա՞ր է: Նոյնիսկ, անիմա՞ստ է: Նախընտրելի է ուրեմն բան չըսե՞լ:

Կամ էլ, տեղ մը կու գայ, պահ մը կը հասնի, որմէ ետք… վատառողջ է մեռնողին մասին խօսիլ: Այդքան, որքան պիտի խօսէիր եթէ նա դեռ ողջ ըլլար: Բայց այս բացատրութիւնը կը նշանակէ թէ Սուգի նախորդ եօթը հանգրուանները դեռ չեն ամբողջացած, ուրեմն, կարելի չէ զայն համարել ութերորդը:

(Ի դէպ, կը պատահի նաեւ որ այդպէս՝ լռես, այլեւս չյիշատակես տուեալ կորուստն ու ցաւը, որպէսզի կարգ մը ուրիշներ… չխանգարես: Այդ ալ սակայն, տարբեր նիւթ է… Այստեղ, մնանք սուգի ութներորդ հանգրուանին պարզաբանումին մէջ: )

* * *

Լաւ ընկեր մը ունիմ, որ իր տիկնոջ հետ՝ Հայաստան տեղափոխուած են: Մօտաւորապէս քսան-հինգ տարիներէ ի վեր:

Անցեալ տարիներուն, ամէն անգամ որ կը հանդիպէինք, միշտ խնդիր մը կար որ նա կը մատնանշէր. որոշ – եւ իրեն բնորոշ – բարկութեամբ:

Կը գանգատէր, որ երբ Քանատա կ’այցելէ, հայոց համայնքային Կեդրոնի իր ծանօթները՝ չեն խօսիր Հայաստանի մասին: Կամ էլ, շատ քիչ կը խօսին: Հազիւ: Նուազագոյնէն պակաս: Որպէս կարծես տարրական քաղաքավարութիւն:

Բան չեն հարցներ, կարծիք չեն յայտնէր, մակերեսային կերպով կը հակազդեն միայն իր այդ մասին ըսածներուն: Ուղղակի՝ այդ նիւթը մէկդի կը դնեն, երբ որ իր հետ են:

Մինչ ինք, որպէս այդտեղ ապրող անձ, կ’ակընկալէ որ այստեղի, գոնէ այդ տեսակի հայերը՝ բա՛ն մը ըսեն այդ մասին. հարցնեն, հետաքրքրուին, բովանդակալից զրոյց տեղի ունենայ: Բայց… չէ: Այստեղի իր ծանօթներն ու ընկերները, մինչդեռ իրենց լման կեանքերու ընթացքին ազգային հարցերով զբաղուած, ազգային գործունէութիւն ունեցած մարդիկ, այդ նիւթը՝ չեն բանար իսկ: Իսկ երբ որ ինք այդ մասին խօսի, կարճի կը կապեն, կ’անցին ուրիշ նիւթի…

Մարդը, իսկապէս զայրացած (թէեւ արագ ջղայնացող անձ է), չէ՛ր հասկանար: Թէ՝ ինչո՞ւ այդպէս էր: Ինչպէ’ս կ’ըլլայ որ այդպէս է, այդպիսի՝ ազգային գիտակցութեան տէր շրջանակի մը մէջ իսկ:

Ես ալ չէի կարողանար համոզիչ բացատրութիւն մը գտնել: Թէպէտ այդքան ալ հեռու չէի այլեւս նիւթի առարկայ իրականութենէն, գոնէ վերջին մի քանի տարիներուն, բայց ես ալ տակաւին բաւարար բացատրութիւն մը չունէի, թէ ինչո՞ւ այդպէս դարձած էին Աւանդական Սփիւռքի այդ ազգասէր անձերը, համայնքային գործիչները:

* * *

Հիմա, լրիւ հասկցայ:

Դասական Սփիւռքի այդ բանիմաց եւ փորձառու հայերը, փաստօրէն ինծմէ աւելի խելացի ըլլալով, տարիներ առաջ արդէն հասկցած էին որ՝ Հայաստան-մայաստան, չկայ…

Այսինքն հա, այդպիսի բան մը կայ, եւ իրենք բոլորն ալ իրենց պարտականութիւնները կը շարունակեն կատարել այդ ուղղութեամբ, բայց… ոչ աւելի:

Քանի որ, յատկապէս որոշ պարագաներու՝ պատրանքները, ինքնախաբէութիւնը, չափազանցեալ վիպապաշտութիւնն ու անհիմն երազանքները, վատառողջ բաներ են: Որոշ պահէ մը ետք, հիւանդագին կը դառնան:

Ինչպէս որ, օրինակի համար՝ մեռելին մասին տեւաբար խօսիլը, մահի հաստատումէն տարինե՜ր ետք: Ոնց որ, տակաւին նա ողջ լինի…

* * *

Իմ պարագայիս, Հայաստանի կապակցութեամբ, ես ալ ուրեմն այդ վիճակին վերջապէս հասայ:

Սակայն միայն՝ Արցախի կորուստէն ետք:

Քանի որ ես ալ, որոշ ժամանակէ մը ետք, արդէն շատ յոյսեր չունէի՝ Հայաստանի առնչութեամբ: Բայց իշտէ… Արցախը կար… Մխիթարութիւն մըն էր:

Արցախն էր նաեւ՝ վերջին յոյսը:

Եւ շնորհիւ Արցախին, մինչեւ այն ատեն որ Արցախը՝ կար, Հայաստանը դեռ մեռած չէր: Տակաւին կարելի էր զայն փրկել:

Այդ յոյսին կառչած, շարունակեցի ուրեմն հաւատալ որ՝ Հայաստանը կայ: Որ Հայ Ազգին համար, հայկական հողի վրայ, ամէն բան ամբողջովին չէ վերջացած:

Հաւատացի որ՝ դիակը, դեռ ողջ է: Թաղումը հարկաւոր էր, որպէսզի այդ ցնորական պատրանքը փարատի:

Իսկ թաղումը, Արցախի անհետացումը եղաւ:

* * *

Հիմա, ամբողջացաւ ուրեմն կորուստը: Ամբողջ Աշխարհի մը մահը: Կը սկսին Սուգի եօթը հանգրուանները: Ու անկէ ետք, դեռ ութերորդը…

Այդ հանգրուաններէն որեւէ մէկը, ներառեալ վերջինը, բնաւ չ’անհետացներ՝ վիշտը: Այլ պարզապէս կը սորվիս ապրիլ, այդ մնայուն ցաւին հետ: Մշտական դատարկութիւն մը՝ հոգիիդ խորքը:

Կորուստին հետ «հաշտուիլ»ն ալ, ճիշդ բառը չէ: Նիւթէն դուրս է: Անկարելի է հաշտուիլ: Կարող ես միայն վարժուիլ տառապանքին, զայն բաւարար չափով տնօրինել, որպէսզի կարենաս քո կեանքը շարունակել:

Մոռանալու հարց ալ չկայ  ուրեմն, երբէք: Ինչպէս որ կորուստի ցաւը, կորածի յիշատակն ալ նոյնպէս՝ կը պահես քո մէջ: Ցմահ:

Բայց ուրիշների հետ, հետզհետէ… նուազ կը խօսիս կորածի մասին:

Նոյնիսկ սգակիցների հետ, այդ նիւթը մէկդի կը դրուի: Ամէն մարդ կը ձեւացնէ որ մեռեալը դեռ ողջ է: Կամ, մէկը պարզապէս չուզէր միւսին յիշեցնել որ այդ անձը՝ չկայ:

Եթէ այսպէս չընես, մէկ հատիկ սիրելի մը որ արդէն մեռնի, դուն ալ՝ իր հետը կը մեռնիս:

Ալ ուր մնաց, երբ որ խօսքը՝ ամբո՜ղջ Աշխարհի մը մասին է…

Կորած Երկիր…

Նորէն՝ կորած… Պահ մը նորէն կեանք առած, ապա դարձեալ անէացած, գացած ու միացած մեր այդ միւս, մնացեալ Կորած Երկրին…

Մինչդեռ պահ մը երազեցինք, որքա՛ն հաւատացինք, թէ մեր այդ մէկ մասնիկին վերակենդանացման հրաշքը, մեր ամբոջական Յարութեան նախաբանն էր…

Սակայն փաստօրէն, հոգեվարքի աւարտին, մեռեալի վերջին ցնցումն էր միայն:

* * *

Հոգեւոր Հաւատքը իսկ անզօր է, այս պարագային:

Մեղանչելու հարց չկայ, երբէք: Ինչպէս միշտ, Աստուած առաւելագոյն չափով օգնեց մեզի: Մե՛նք է, հիմնականօրէն՝ մենք, որ այս ծայրագոյն Ողբերգութիւնը բերեցինք մեր գլխին:

Սակայն այստեղ է, հոգեւորական մակարդակի վրայ, միակ էական տարբերութիւնը՝ մահացած հարազատի մը եւ կորսուած Արցախին միջեւ:

Երբ որ կորսուածը ինքնին դրախտ էր, ո՞ւր կրնայ երթալ, անկէ ետք: Կորած Դրախտը՝ ո՞ւր կ’երթայ…

Կամ էլ, մեր աշխարհիկ մահէն ետք, մենք երկնային Շուշի՞ պիտի երթանք…

Ի Վերի՜ն Երուսաղեմ…

Բայց եթէ նոյն ուղղութեամբ մտածենք, նկատի ունենալով թէ՝ որոնց ձեռքն է հիմա Արցախը, թէ ով է որ դարձեալ տիրացաւ մեր Շուշիին, ապա… հիմա դժոխքի մէջ է, մեր այդ ամբողջ Կորսուած Երկիրը: Միացած՝ Արեւմտեան Հայաստանի նահանգներուն, Կիլիկիոյ մեր շքեղ քաղաքներուն… Խաւարներու մէջ, բոլորը… Սադայելական դեւերուն ձեռքը…

* * *

Ուրեմն հիմա վերջապէս հասկցանք, Գէորգ: Հասկցանք թէ՝ ինչո՞ւ, Դասական Սփիւռքի մեր ազգասէր շրջանակներուն մէջ, մեր գաղափարական համախոհներէն շատեր, տարիներէ ի վեր արդէն, այլեւս չէին խօսիր անգամ Հայաստանի մասին:

Քանի որ անոնք, գոնէ ինծմէ առաջ հասկցած էին կացութիւնը: Ընդունած էին իրականութիւնը:

Ուրեմն եթէ շատ չէին խօսիր Հայաստանի մասին, պատճառը՝ փափկանկատութիւնն էր: Ամօթխածութիւնը:

Քանի որ, որոշ ժամանակէ մը ետք, անյարմար է, անպատեհ ու անպատշաճ է հանրային կերպով շատ խօսիլ՝ մեռածին մասին: Այդ նիւթը կը դառնայ՝ զուտ սեփական: Ամէն մարդ այլեւս ինքն իր մէջ կ’ապրի իր ցաւը, իր ձեւով, եւ ողբացեալին վերաբերեալ իր մասնայատուկ յիշատակներով:

Արցախի եւ հազարաւոր երեխաների կորուստէն, առաւել՝ Հայաստանի մէջ թրքական զօրքերու ներխուժումէն առաջ, այդ յստակատես մարդիկը, արդէն հասէ՜ր եւ լրացուցէր էին վերեւ պարզուած՝ Ութներորդ Հանգրուանը:

Մինչդեռ մենք, այս ամէն – մեզի համար՝ ոչ իսկ երեւակայելի – կորուստներէն ետք, դեռ… Առաջին Հանգրուանի մէջ իսկ, չենք:

Սպասում ենք որ նախ, հըլա լրիւ ամբողջանայ Կուրուստը, յանգումի հասնի Անէացումը… Հայ Ազգի թաղումը՝ հայկական հողերու վրայ: Որոնց մնացորդին վրայէն տակաւին, մինչեւ այս օրերը իսկ, կը հաւաքուին մեր նահատակներու աճիւնների մնացորդը:

* * *

Ոհ, մի բան էլ…

Եթէ արդէն անպատշաճ է մեռնողին մասին շատ խօսիլը, անհամեմատօրէն աւելի ծածկելիք, չխօսելիք, արգիլեալ, լուռ ու թաքուն պահելու նիւթ է՝ ինքնասպանութեամբ կորածը:

Հայդուկ Շամլեան

24 Յուլիս 2021

Ենթա-գրացանկ / Սփիւռք 
Ենթա-գրացանկ / Հայկական Հարց 
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Ենթա-գրացանկ/ Շուշի...

Ընդհանուր Գրացանկ

Գլխաւոր Մուտք

Il faut savoir quitter la table…

Il ne reste que 6 mois jusqu’à la date des  prochaines élections législatives en «Arménie Réelle».

À ce jour, ni Kotcharyan ni Sargsyan, les anciens présidents de la lugubre bourgade concernée, n’ont clairement annoncé qu’ils ne seront pas candidats.

Sargsyan joue le flou. C’est son style. Genre sphinx taquin. Si le sphinx avait été lent d’esprit, et avait pris sa merveilleuse posture pour masquer cela, pour faire semblant qu’il est en état de mystérieuse réflexion.

En tout cas,  pour le troisième presidento de la république abricotière en question, on a bien vu ce qu’il en a résulté au bout du compte…

Si ça se trouve, sa motivation fondamentale pour ne pas se retirer, c’est pour réduire – s’il en est! – les chances de Kotcharian de revenir sur le devant de la scène politique.

C’est comme ça, entre ses deux. Une rivalité de villageois mesquins, obtus. À présent usés, isolés et impuissants, mais toujours forcenés. Bon pied, bon œil – lorsqu’il s’agit d’embêter tout le monde – .

Ça suffit, allez. Au dodo, les pépères !

Mais non, rien n’y fait… Ils ne veulent écouter personne. Ils ne se mettent pas à l’écart. Ils ne veulent pas comprendre que leur temps est fini. Ils ne veulent pas reconnaître cette évidence, probablement parce qu’il a très, très mal fini, leur temps. Et ils croient donc qu’ils pourraient encore se rattraper. (Dans ce sens, c’est tout à fait le même problème aussi, avec Pashinyan. Mais lui il n’est pas si vieux, et il peut encore pratiquer la fuite en avant, pendant un certain temps… Même si en avant, il ne reste plus que d’autres gouffres et abîmes…)

Alors, à tout le moins, Sargsyan laisse planer le doute.

Mais Kotcharian, lui, est très clair jusqu’ici. Il clame véhémentement, à qui voudrait peut-être l’entendre, qu’il serait le mieux placé pour (re)prendre les choses en main.

Entre autres symptômes de rupture mentale avec la réalité, il ne semble pas s’apercevoir à quel point il est fini. Même son soi-disant copain Poutine l’a laissé tomber, depuis belle lurette. Pour lui préférer déjà, tous comptes fait, un Pachinyan; auquel ledit tsar de pacotille s’est parfaitement adapté, et qu’il manipule plus aisément que tous ses prédécesseurs au poste de préfet de cet avant-poste russe. Lequel est certes réduit en ruines, mais lui servira encore de marchepied commercial. Il s’en sert déjà, copieusement, comme moyen facile de contournement des sanctions économiques de l’Occident. Il saura aussi se servir et profiter goulûment du corridor turc transperçant le Sunik.

* * *

Je n’ai jamais été un fan de Sargsyan.

En tout temps c’était un mou, un être fatigué de naissance, lymphatique, qui n’avait pas le dynamisme nécessaire pour prendre le gouvernail de cette épave de pays voulant se faire passer pour un paquebot. Peu de temps après sa prise du pouvoir, en fait, lui-même est devenu complètement une épave.

Et dès 2009, avec sa signature sous le préambule du traité de paix prématuré avec la Turquie, il est devenu clair que c’était un dangereux charlatan.

Mais depuis les dernières années, il est particulièrement difficile de supporter ses éructations – ainsi que celui de ses supporters -, à l’égard des conséquences désastreuses de «2018».

Certes, en dépit des vaines circonvolutions cérébrales de ceux qui veulent mettre tout le monde dans le même sac, le fait est que le «responsable no 1» de la perte de l’Artsakh et de milliers de vie, plus l’invasion militaire de la Turquie en Arménie même, c’est Pashinyan. J’ai mis «responsable no 1» entre guillemets, car c’est une citation textuelle. Ce sont ses propres paroles. Exprimées publiquement, à plusieurs reprises, après le dénouement catastrophique de la dernière guerre de l’Artsakh.

Mais c’est que Sargsyan, lui, n’as sûrement pas le droit d’invoquer ce fait contre Pashinyan.

Car c’est ledit Sargsyan lui-même qui est directement responsable de la réussite du coup d’État survenu à Yérévan, lors du printemps tragique de ladite année. (On avait «1915», maintenant on a aussi «2018»… Il faut utiliser ces formules pudiques et se retenir, ne pas en dire plus, ne pas expliciter les catastrophes en cause; afin de ne pas énerver les Turcs dans le premier cas, et les fanas de Pashinyan, dans le second. Alors, why not, va pour «2018» !)

C’est Sargsyan qui, en 2007, a permis à Pashinyan d’entrer à l’Assemblée Nationale – en compagnie avec sa bande d’hurluberlus – . C’est Sargsyan qui n’a pas su déceler, pour étouffer dans l’œuf – possiblement sans excès de violence… -, le mouvement d’auto-destruction nationale qui se fomentait dans le pays qu’il dirigeait depuis 10 ans. C’est lui qui a cédé et capitulé aisément, lâchement, devant l’hystérie suicidaire de la rue. Ce sont les députés de son Parti qui ont élu Pashinyan au poste de PM, au sein du parlement. C’est même lui qui a dit, textuellement, «Nikol avait raison».

Alors quoi. Il a laissé venir, il a laissé faire, il s’est débiné juste au bon moment (pour esquiver in extremis le «plan Lavrov»), et lorsque le laboratoire expérimental de l’apprenti-alchimiste Pashinyan a totalement explosé, il retournerait maintenant à ses fonctions ?

Comment appeler le capitulateur qui a capitulé devant le capitulateur avant que ce dernier ne devienne capitulateur… ?

Et dire, que Kotcharian a écrasé dans le feu et le sang la tentative de coup d’État de 2008, afin qu’une telle mauviette puisse prendre sa place sur le siège (de WC) présidentiel de ce semblant de pays, lequel n’a jamais vraiment existé. Cela n’en valait manifestement  pas la peine. (Oui, le siège de toilette est n’est pas un acte manqué, mais une allusion délibérée à un certain incident particulièrement répugnant survenu durant le règne de Kotcharian…)

(Mais à propos de 2008, c’est amusant, aussi, de voir Levon Ter-Petrosyan se fâcher périodiquement contre Pachinyan. Alors que c’est lui, LTP, qui – littéralement – a pris cet énergumène désaxé par la main, pour le faire monter sur la scène politique. Lors des événements préalables et consécutifs à l’élection de Sargsyan, qui ont abouti à la tragédie du «1er Mars». Et tout ce que Pashinyan fait à présent, cette entreprise de démolition en règle des fondements nationaux élémentaires de ce qui aurait pu être un État arménien, c’est ce que Ter-Petrosyan rêvait de pouvoir réaliser.  Lorsque l’élève dépasse le maître, c’est dur, pour ce dernier. )

* * *

Cependant, j’avoue : jusqu’aux précédentes élections générales dans le village d’hurluberlus en question, j’étais un supporter de Kotcharian. De moins en moins, à compter de sa libération de prison, mais quand même…  À la limite, je pouvais encore m’agripper à l’argument du «Moindre Mal»…

Voici tout ce que j’ai écrit, publié et diffusé tous azimuts à son sujet, de 2018 à 2020 (le lien mène à un article, sous lequel quelques autres sont indiqués) : https://haytougchamlian.blog/ռոբերտ-քոչարյան-պաշտպանողական-2018/

Dans le dernier des articles précités, en 2020, je lui suggérais déjà de bien vouloir prendre sa retraite de la politique… Mais je le faisais encore gentiment…

Il est temps à présent que j’enlève les gants, et que je le dise plus clairement : «Kotcharian, de grâce, fous le camp!». Dégage, b….l! Mais va-t-en!, pour l’amour du Ciel, évacue!, sors totalement et complètement de l’arène politique. (Et stp, emmène aussi ton garçon avec toi, à la maison. Il est certes haltérophile, mais il ne fait pas le poids, dans la fosse aux fauves où tu l’as lancé ès qualité de ton mandataire.)

* * *

Si les 2 anciens présidents susmentionnés ne se retirent pas, alors, il ne faudra pas s’étonner que, tous comptes faits, les électeurs de la «ferme des animaux» orwellien en question choisissent de reconduire le régime de leur César révolutionnaire. La masse permanente des abstentionnistes (The Sheep dans le livre susmentionné)  se chargeant de faire le reste.

En Juin 2026, si le régime actuel se reproduit de nouveau dans l’«Arménie Réelle« (ce qui est probable, hélas), ça sera en grande partie parce que Kotcharian et Sargsyan auront participé aux élections. Directement ou indirectement.

Dans le cas spécifique de Kotcharian, encore un peu, et on pourrait se demander d’ailleurs s’il ne le fait pas exprès, à cette fin même. Pour que Pashinyan reste. Et ce, sur les instructions de Poutine.

Auquel cas, le dindon de la farce, ce ne sont pas seulement les Arméniens qui croient que Pashinyan va affranchir  l’«Arménie Réelle» du joug de la Russie. Ce sont aussi les gouvernants européens anti-Russie qui soutiennent Pashinyan, en croyant que celui-ci va vraiment conduire le piteux radeau de naufragés qu’il dirige vers les Sirènes de l’Occident.

* * *

Le titre de cet article réfère évidement à la chanson de notre inégalable Aznavour. Mais en l’occurrence, pour ce qui est des individus nommément visés, on ne parle sûrement pas de la table de l’amour desservi. Mais plutôt : la table de jeu. Qu’il faut bien que le joueur quitte, lorsqu’il n’a plus de jetons. Parce que ses bluffs ne fonctionnent pas.

Malheureusement, ce n’est pas avec leurs jetons personnels qu’ils ont joué, tous. Mais avec la vie des autres, les terres arméniennes, le sort de l’État et la destinée de la Nation.

Et les ennemis des Arméniens ont raflé la mise. En ricanant. Mais eux, ils continuent la partie avec les dirigeants actuels de ce pathétique patelin. En leur imposant à présent un jeu de strip-poker. Puisqu’ils n’ont plus de jetons, mais ils ont encore leurs vêtements, sous-vêtements et chaussettes. Il y en a même un qui a un béret. Alors, ça peut continuer encore longtemps, ce jeu d’effeuillage unilatéral.

Heureusement pour Pashinyan et ses acolytes, ils ne connaissent pas la honte, ni la décence. Pas plus qu’ils n’ont le moindre sens de la dignité.

Haytoug Chamlian

12 Décembre 2025

P.S.  La FRA-«Arménie» (= la succursale spéciale des hayasdantsis de ce Parti), a non seulement élu Pashinyan au poste de PM, à l’assemblée Nationale, en 2008, mais elle a également servi dans son premier gouvernement. Celui qui était le chef du caucus parlementaire de ce parti, durant cette époque d’étroite collaboration pashinyaniste, est à présent le président du Bureau Central.

Et ce Parti, sous cette direction, est censé être une composante de l’Opposition… ?

Quoi qu’il en soit, en tout état de cause, ce Parti  vénérable, qui vient de fêter son 135ième anniversaire si je ne m’abuse, doit couper tous ses liens avec le «deuxième président» de mes deux. Au plus vite. C’est déjà trop tard sur le plan pratique, mais au moins, ça permettra aux vrais tashnags de respirer un peu.

Roi De La République s Abricotière

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. Artsakh TV, հարցազրոյց (Video/ Shoushi 2017)

. Անփոխադարձ, Ալպաթրոս Հրատարակութիւն, Մոնթրէալ, 1995

.Անվերադարձ, Ալպաթրոս Հրատարակութիւն/ՆԱՄ, Ստեփանակերտ, 2010

Շ , Ալպաթրոս Հրատարակութիւն/ Ն.Ա.Մ., Ստեփանակերտ, 2013

Դէպի Ժողով, Ալպաթրոս Հրատարակութիւն, Երեւան, 2016

.  Opération Torréfaction, Éditions de l’Albatros, Montréal, 1992

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6) Ի Յուշ

7) Շ… [Շուշի]

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Գլխաւոր Մուտք

Diaspora-Arménie, la rupture est consommée

Pour une certaine Diaspora, l’Arménie actuelle n’aura jamais eu qu’une valeur sentimentale, idéologique, abstraite. Son soi-disant charme a toujours été créatif, inventif, relevant du romantisme.

Elle a toujours été un pays pauvre, un pauvre pays. Sous-développé à tous égards. Et dénué de toute identité collective nationale, sans laquelle, aucun pays ne peut vraiment exister. Et encore moins un État qui n’a jamais été pleinement formé.

Les paysages naturels…? Allons, trêve de balivernes. Nous savons tous que dans n’importe lequel de nos pays de la diaspora, nous en avons de meilleurs. Et de loin.

Leur cuisine ? Des grillades primitives, parfois même douteuses. Dont l’attrait fondamental réside dans le fait qu’avec le long rituel de leur préparation (ces gens-là ne travaillent, véritablement, que quelques heures jour, mais ils consacrent littéralement une journée entière à préparer laborieusement un khorovads), suivi des discours (constamment recyclés) du Damada autour de la table, tout cela fournir un superbe prétexte pour ingurgiter pendant des heures, verre après verre, leur vodka à peine buvable.

L’état d’ébriété quasi quotidien, méthodiquement entretenu, est cependant nécessaire, lorsqu’on séjourne dans ce soi-disant pays. Afin de pouvoir supporter tout ce qu’on y voit, entend, subit et endure. Et aussi, ce n’est qu’à coups de rasades d’alcool frelaté, que l’on peut trouver parfois une raison pour laquelle on aura quitté encore une fois notre vie normale et agréable, notre pays moderne civilisé, pour retourner encore une fois, pour la nième fois, passer des semaines et des semaines, dans un tel lieu inhabitable. (Dans la dédicace de son chef-d’œuvre «Le salaire de la peur», Georges Arnaud écrit : «Լe Guatémala n’existe pas. Je le sais, j’y ai vécu»…)

La population… ?  Mieux vaut que je n’élabore pas plus. Pas en intro, du moins…

En fait, pas besoin de continuer sur cette voie de réflexion, ne perdons plus de temps.

* * *

La proportion des visiteurs non-Arméniens de l’Arménie est considérable. Lorsque le gouvernement commencera à fournir des chiffres (dans tous les domaines) que l’on pourrait prendre au sérieux, un jour, nous obtiendrons peut-être cette donnée aussi.

Cela dit, bien sûr, il y aura toujours un certain tourisme arménien aussi, vers cet endroit.

Une visite furtive et ludique, superficielle, pour la plupart des Arméniens de la Diaspora originelle (ceux de la Diaspora des hayasdantsis, y vont rarement).

Dans les années à venir, ces Arméniens de la Diaspora proprement dite effectueront encore une petite visite estivale, indulgente et bienveillante, dans cette «Arménie» qui n’a d’arménien que son nom.

Ils le feront par devoir, par culpabilité, ou par recherche d’exotisme. Parce que c’est moins cher qu’ailleurs, aussi. Ils iront y prendre des photos fort appréciées, applaudies et jalousées par leurs «amis» sur Internet. Cela leur permettra aussi, au fin fond d’eux-mêmes, de réaliser à quel point ils ont de la chance de ne pas vivre là. Alors, oui, ils y feront un p’tit tour et s’en iront. La conscience apaisée, et pour ceux qui n’aimaient pas trop leur vie dans leur pays, avec de la consolation à cet égard. La plupart ne feront pas le voyage une deuxième fois.

Ceux qui y retourneront, sont ceux qui font – ou qui veulent y faire – des affaires. Du bizness. Et qui se frottent les mains depuis quelques années, en attendant la lucrative suite des choses, avec l’autostrade triomphale des Turcs qui s’en vient. Mais dont les retombées fructueuses feront une belle jambe aux villageois et autres résidents miséreux des alentours, qui regarderont passer les beaux et gros camions chargés de marchandises. Alors que de richards arméniens, si leurs comptes occultes sont en règle avec le gouvernement, se rempliront un peu plus les poches. Tout en présentant leur commerce avec les bourreaux impunis de leurs grands-parents comme une forme utile de patriotisme.

Il y aura aussi ceux et celles qui ont des ambitions politiques personnelles, dans ce pays où le plus incompétent Arménien de la Diaspora a une chance de se tailler la place que les indigènes de l’élite dirigeante voudront bien leur consentir, entre autres dans ce domaine. Ceux-là, et leurs proches, toucheront le gros lot. En payant la cotisation requise, ils s’infiltreront dans les milieux gouvernementaux, tout en profitant ou en faisant profiter leurs proches de bonnes affaires juteuses, vers l’Est et l’Ouest, en partnership avec les Turcs des deux bords. Ça sera une place de choix, à la table. «Bon appétit, messieurs!», aurait dit Ruy Blas.

Quant aux ratés de la Diaspora, qui sont «devenus quelqu’un» en émigrant dans cet avorton de pays, ils y resteront. Car rien, c’est quand même mieux que moins que rien. Pour ceux-là, c’est l’esprit du bon vieux colonialisme européen, voire la suprématie esclavagiste américaine, qu’ils voudraient bien vendre comme du patriotisme.

* * *

Et puis, il y a les autres. Les quelques autres. Qui, pour un moment,  ont vraiment, profondément, passionnément aimé ce pays. Et qui le haïssent à présent, pour ce qu’il est finalement devenu. Ou plutôt, pour ce qu’il s’est avéré être…

Nous y avons cru, comme des idiots, à la noble doctrine de «un seul peuple!, une seule nation!, etc.» La libération de l’Artsakh, et sa sauvegarde temporaire, ont entretenu cette illusion. Ou cet aveuglement volontaire, après un certain temps… Jusqu’à ce que l’on soit forcé de se rendre compte que ces mots n’avaient pas sens, dans le fond. Ce n’était qu’un autre slogan futile. Même si des Arméniens ont sacrifié leurs vies, en y croyant. Durant presque deux siècles. De 1830 à 2020, au bas mot.

Le soussigné y croyait tellement, à tous ces bobards, qu’il avait tourné le dos à sa Diaspora. Quitte à brûler des ponts, qui l’auraient sûrement amené à meilleur port que le deuil indicible, perpétuel, de toutes ces pertes incommensurables.

Après plusieurs séjours en Arménie même, avec ma famille, nous nous sommes cependant consacrés, dés lors uniquement, à l’Artsakh. Dans la mesure où, cependant, une fois que le «coup de foudre» initial s’est dissipé, il devenait évident que le salut ultime de l’Arménie, s’il en est, résidait dans la sauvegarde de ce bout de terre arménien libéré. À tout le moins, dans les domaines du développement économique et de la sécurité nationale, à un niveau minimal et vital; si tant est que toutes les considérations intangibles étaient des choses nuisibles, à rejeter et proscrire, selon les Arméniens doués d’une intelligence supérieure – dont nous ne faisons pas partie, hélas -.

Mais attentions aux autres faussetés courantes. Pour ce qui est de la doctrine nationale susmentionnée, pas seulement la masse des Hayasdantsis, mais aussi la large majorité des Artsakhtsis eux-mêmes, n’y croyaient pas. Ils n’y ont jamais cru. En fait, ils ne comprenaient même pas ce que cela signifie.

Cet amas d’opportunistes, de fraudeurs et de matérialistes, incultes et écervelés, ne connaissant, au mieux, que la loi de la Jungle, n’existant que par le seul instinct alimentaire (mais dont en tout cas  les yeux, l’estomac et les poches ne seront jamais rassasiés, durant toute leur vie, même s’ils arrivent aux plus hauts échelons de leur chaîne alimentaire), inclut évidemment les deux charlatans obtus et ridicules, mauvais bluffeurs jouant au poker avec la Destinée de la Nation, issus de feue la susdite région perdue, qui ont gouverné l’Arménie pendant 22 ans…)

* * *

En tant que baume sur la douleur infinie causée par la perte d’un être aimé, un poète aurait écrit «mieux vaut avoir aimé et perdu, que de n’avoir jamais aimé ».

Non. Cela n’est pas vrai.

Tout comme l’Arménie résiduelle n’est pas réelle.

* * *

En Diaspora, les ultranationalistes invétérés dont je suis, entre autres combats à contre-courant des mouvements moutonniers, ont farouchement gardé et défendu le drapeau tricolore de l’Arménie résiduaire actuelle.

Alors que les «défenseurs» de celle-ci, d’aujourd’hui, l’avaient formellement banni de leurs centres communautaires. Où ils nous était littéralement interdit de le brandir moindrement. Sous peine d’agression physique. Le 28 Mai, passe encore, mais pas même le 24 Avril !

Ceci n’étant qu’un petit exemple seulement, de la vaste – et manifestement continuelle – posture de cirage de bottes et de léchage de …, par les mêmes milieux, qui veulent faire passer cela pour du «bon» patriotisme.

Ils veulent bien raconter de vagues anecdotes du passé (non lointain) qui les arrangent, tout en jouant avec une analogie manifestement irrecevable avec le présent et les années 1950-70 (l’Arménie n’était pas indépendante, pas même «sur papier» à l’époque), tout en essayant de glisser sous le tapis des réalités indéniables et significatives comme celles que je viens de rappeler ci-dessous, au sujet du Tricolore.

Allez hop, exhibons une autre absurdité.

Aujourd’hui, les Arméniens de la Diaspora qui font l’apologie de l’attaque de leur Pashinyan chéri contre la personne qui occupe la fonction de Catholicos de Tous les Arméniens, ce sont les mêmes qui, dans les années 1950, rejetaient le Catholicosat de Cilicie, et faisaient le coup de feu contre les tachnags, parce que ceux-ci ne voulaient pas se soumettre au Catholicos de Tous les Arméniens.

Dans la même ligne de pensée, les Arméniens de la Diaspora sont à présent contre le Catholicosat de Tous les Arméniens, parce que cette institution serait à présent au service de Moscou. Les mêmes Arméniens de la Diaspora se canardaient avec les tachnags, dans les années 1950, pour défendre le même Catholicosat de Tous les Arméniens, qui était alors totalement asservi à Moscou !

Enfin, la cerise sur le gâteau : ces gens-là, qui ont léché les bottes staliniennes, sont à présent de farouches supporters des – vaines – tentatives de l’Arménie de s’allier aux USA !

On pourrait continuer longuement cette liste des incohérences. Mais à quoi bon… ?

* * *

En réaction à ce que l’on voudrait nous vendre, mettons cependant les pendules à l’heure.

Car ce n’est pas l’ordinateur de tous les Arméniens (surtout, sa Mémoire) qui aura fait un crash total, pour faire un reboot, avec un système d’exploitation inventif, rafistolé, en Avril 2018. Le tout, au moyen d’un formidable virus…

Ce sont les «anti-Arménie» des années 70-80 qui, dès le rétablissement de I’Indépendance (originellement établie grâce à leurs efforts, à leur action et à leurs sacrifices), ont… révélé leur présence active dans le pays concerné.

Et ainsi, après 70 ans d’opposition à l’Arménie soviétique, dès lors ouvertement, ils ont immédiatement assumé des fonctions cruciales dans la République qu’ils avaient initialement fondée. Un État arménien qui était né, qui avait ressurgi, après plus de 5 siècles de disparition totale, et qui devait retrouver son chemin, à la sortie du tunnel soviétique. (Au fait, non seulement les Arméniens sont restés Arméniens sans aucun État, durant tous ces siècles, mais ils ont vécu leur Réveil National durant cette période. Comme quoi, avec ce que l’on vit depuis plus de trente ans, avoir un État est un handicap, voire une malédiction, pour ce peuple…)

Mais non contents de ce juste retour des choses, en soi, ces anciens opposant de l’Arménie soviétique, dès le rétablissement de l’Indépendance (trop promptement, hélas…), se sont jetés corps et âme, toujours dans l’action, pour contribuer à la création d’une Arménie qui aurait été viable, qui aurait eu un véritable avenir, grâce à l’accomplissement de 1918. Dès le départ, l’Arménie  a cependant dévié de son chemin originel salutaire, lequel est à présent totalement saccagé.

La Diaspora traditionnelle ne peut pas se joindre à une telle dérive. Cela ne se fera que sur papier, avec des mots. Signé par des groupes soit inexistants, soit inactifs, impuissants et sans ressources réelles, depuis belle lurette.

Les forces vives de la Diaspora, même si elles ne sont plus ce qu’elles étaient, ne suivront pas les moutons de Panurge qui se ruent vers d’autres précipices encore (car il n’y a pas de mer en Arménie, comme dans le récit concerné de Rabelais… on ne peut donc y sauter, en troupeau, que dans des vallées désertiques, ou encore un abîme insondable d’idiotie collective).

* * *

Aucun Arménien de la Diaspora (originaire) ne dégrade l’image de l’Arménie.

Les Arméniens qui font cela, ce sont un grand nombre d’Arméniens de l’Arménie. Avec tous leurs dirigeants politiques; dès et depuis la fin de l’URSS, certes, mais c’est le dernier en date et sa bande qui remportent assurément le palme, à cet égard.

Mais le contraire est vrai. C’est tout ce beau monde du Caucase du Sud, qui, en raison du nom «Arménie» accolé à leur semblant de pays, non seulement ternissent continuellement l’image de l’Arménie, mais porte atteinte à la réputation de L’Arménien même, dans tous les pays du monde. Alors que nos parents et grands parents, à peine rescapés de l’Horreur ultime, arrivés dans nos contrées diasporiques en ayant tout perdu, portant des haillons et d’improbables baluchons, ont remonté la pente, pour devenir les citoyens les plus honorables, les plus respectés et estimés, dans tous les pays du monde.

Le contraire est vrai, dans le sens, aussi, où ce sont les Arméniens de la Diaspora qui critiquent l’Arménie, qui sont ceux qui, au premier rang, tentent – encore une fois – de sauver l’image de ce pays et celle d’une partie de sa population. Notamment, en démontrant au reste du monde que ce ne sont pas les dirigeants de ce pays, ni leur base électorale, qui représentent une Arménie digne de ce nom. Et qu’ils ne sont pas non plus, de toute façon: L’Arménien universel.

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En attendant peut-être des temps meilleurs (il ne faut pas décourager les jeunes… tout en refusant cependant de leur mentir…), c’est bien simple : le soussigné ne se présente plus comme Arménien, aux étrangers.

Lorsque cela survient dans la conversation, je prends soin d’expliquer que je n’ai rien à voir avec le pays post-soviétique appelé «Arménie». Je réfère ainsi déclarer la vérité, tout simplement. Que : descendant de rescapés des massacres de Cilicie, je suis né au Liban, et que je suis Canadien depuis un demi-siècle.

Car si je me présente, de prime abord, en tant qu’Arménien, tout non-Arménien va conclure que je suis un hayasdantsi, un natif, un indigène ou un ressortissant du pays appelé Arménie. Toutes les nuances et explications subséquentes n’y changeront rien, ils ne les comprendront pas (il y a même un tas d’Arméniens qui ne le comprennent pas !). Or, je ne veux pas être confondu avec ces gens-là. Car je ne suis pas et ne serai jamais comme eux, et ils ne sont pas et ne seront jamais comme moi. Point barre. C’est la stricte vérité.

Ma patrie de naissance et ma patrie d’adoption susmentionnées sont donc certainement plus proches de moi, dans tous les sens du terme, ils font beaucoup plus partie de mon identité profonde, qu’un pays avec lequel je n’ai jamais eu de lien réel. Et avec lequel tous mes liens imaginaires aussi ont fini par s’évaporer. Sûrement pas par ma faute.

Haytoug Chamlian

15 Octobre 2025

P.S.  Puisque cet article est publié en primeur dans Armenews, un mot quand même, au sujet de la Diaspora Arménienne de France.

Je me désintéresse de qui veut devenir député, sénateur, ou fonctionnaire de je ne sais quelle officine étatique, dans ce pays autrefois superbe, mais qui n’est plus que l’ombre pathétique de ce qu’il fut. [ Le commencement de sa fin ayant débuté le 10 mai 1981 (élection de Mitterand), et sa chute étant devenue irréversible le 7 février 1992 (traité de Maastricht) ] .

Bonne chance aussi à ceux ou celles qui, par intérêt personnel (pour eux-mêmes ou pour leurs proches), veulent se servir du sujet de l’Arménie. À chacun sa conception de la vie, en ce bas-monde.

Je connais cependant un certain Ara Toranian. Avec qui j’ai certes eu un important différend, concernant le régime actuel de l’Arménie (il a été pour, pendant trop longtemps; alors que dés le début et en tout temps, j’étais résolument contre). Mais qui, après un très long parcours de militant – et à un âge où, paradoxalement à la maturité et aux connaissances acquises, tant d’autres s’adonnent aux vanités les plus risibles -, a poliment et fermement refusé la Légion d’Honneur. Pour maintenir ainsi son intégrité, jusqu’au bout.

De manière plus générale, je me dois d’exprimer aussi une certaine admiration à l’égard de ceux et celles qui pourraient partager, plus ou moins, le fond de mes propos ci-dessus (plutôt moins, que plus, je ne voudrais pas leur causer préjudice! avec les étiquettes qui me sont souvent accolées), mais qui, en dépit de ce tout ce qui est survenu, se sont retroussé de nouveau les manches, pour secourir le pays concerné. Mais pas selon les diktats honteux, déshonorants et avilissants de ses dirigeants politiques invertébrés.

Chapeau bas, à tous ces guerriers vétérans de la Diaspora, qui continuent le combat. Encore une fois contre vents et marées, à contre-courant de la masse incurable des Arméniens.

Haytoug Chamlian

19 Octobre 2025

Shoushi

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L’article ci-dessus a été publié, en primeur, dans la Tribune Opinions de NAM/Armenews : https://www.armenews.com/opinion-diaspora-armenie-la-rupture-est-consommee-par-haytoug-chamlian/

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